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[PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme

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Azzuen E. Kesai
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MessageSujet: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mar 17 Nov - 16:42


''Seul la chaleur ardente des sept enfers peut faire fondre mon cœur de glace et révéler mes richesses''

Face au manoir abandonné, la jeune demoiselle observait dans les moindres détails l'enveloppe scellée qu'elle tenait précieusement entre ses doigts fins. Un sceau de cire couvrait la pointe de l'ouverture, alors qu'au dos se trouvait l'énigme qu'elle venait de prononcer à voix haute pour tenter d'en comprendre son sens. Étrangement, les écrits brillaient d'un rouge vif, laissant Azzuen dans l'incertitude. Comment les auteurs de cette lettre avaient-ils procédé ? Jamais au part avant la petite n'avait vu de l'encre pareil.

Intriguée, la détective tenta d'ouvrir la lettre pour en découvrir son contenu. Impossible. L'ouverture de la lettre refusait de céder sous sa force. Était-ce elle le problème ou... ce bout de papier ? Irritée, elle décida de fendre en deux l'enveloppe, en vain. Ezariel se sentait offusquée de ne pas en être capable alors qu'elle se démenait comme un beau diable. Alors, l'énigme avait raison d'elle ? Visiblement, la petite devait la résoudre avant de pouvoir se régaler du trésor enfoui. Azzuen doutait qu'il y ait vraiment un objet caché dans l'enveloppe, ce n'était probablement qu'un simple bout de parchemin avec une autre mystère plus complexe, parce que oui, celui-ci était aussi simple que de découper une feuille de papier.

La demoiselle poussa un soupire teinté de frustration, puis s'assit contre le bois en mauvais état. Ce dernier craquait comme s'il n'avait jamais été entretenu. Toute personne qui tenterait se s'approcher d'elle se ferait entendre, ou même se blesserait en tombant sous une planche fracturée, ce qui la rassurait. Personne ne pourrait l'interpeller et la faire sursauter, à moins que ce dernier soit assez habile pour ne pas déclencher un seul de ses pièges improvisés.

Sa fidèle lanterne qui l'éclairait depuis que le clair de lune était couvert par d'épais nuages gris ressemblant à ses moutons carbonisés ne tardait pas à se laisser mourir. Malheureusement, la chandelle à l'intérieur fondait aussi rapidement qu'une feuille sous la lave. La brune ouvra la petite porte de sa lumière et saisit avec précaution le restant de cire. Elle la déposa au sol et prit la lettre pour mettre le sceau par dessus la flamme. Lentement, mais sûrement, elle fondait. Puis, après quelques instants, ce n'était plus seulement la lettre qui prenait en feu, non, mais l'enveloppe en entier ! Ezariel sursauta et la laissa tomber au sol, en train de carboniser. En moins de trois secondes, il ne restait plus que des centres et... un parchemin plié en deux, intact.

Azzuen ne comprenait pas comment c'était possible, pendant un instant elle cru que tout était fini et que les richesses promises allaient demeurer cachées pour l'éternité. Tout ce feu avait certainement alerté quelqu'un avec de mauvaises intentions, la petite saisit la lettre et l'enfouit sous les bandages qui couvraient ses seins, question que personne n'aie poser ses mains là et fit disparaître les preuves. Toutefois, plus rien ne l'éclairait. Sa fidèle lumière venait de rendre l'âme. Seule dans l'obscurité, la détective commençait à trembler non seulement de froid, mais effrayée par ce qui pouvait possiblement se trouver autour d'elle. Sa voix tremblait, mais elle tentait tout de même de sembler confiante et de parler comme un homme.

—D-Dégagez ! Peu importe qui c'est...

Non seulement, y avait-il quelqu'un ? La jeune demoiselle commençait lentement à paranoïer, terrorisée.

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Alvaro Suarez
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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 22 Nov - 21:00

Il y a déjà quelque chose qui ne va pas.  Et ce n'est pas le fait que je viens de mourir.

C'est que je ne sais plus si je suis mort.

À moins qu'on respire dans la mort?  Ça n'a pas trop le choix d'être cela, parce que mes poumons font encore leur travail habituel.  Je ne me sens pas léger et libéré de toutes sensations.  J'entends encore des choses et je sens des odeurs.  Bizarre non?  Pourtant, je crois que c'est les preuves les plus concrètes de mon décès.  Ce que mes sens percevaient il y a à peine trois secondes a changé drastiquement.  Il n'y a pas longtemps, j'entendais l'équipage sur le pont hisser les cordes et vaquer à leurs tâches respectives, sous le rythme de ballades.  J'entendais la mer et ses vagues se fracasser contre le Farelusio.  Je les sentais me bercer, pendant que je me mourrais tranquillement sur mon lit.  Et que dire de son odeur?  Comment a-t-on pu passer si vite de l'odeur du sel de mer à celle de la poussière?  J'y comprends rien là…  Et j'ai ne même pas encore ouvert mes yeux!

Mais dès que je les ouvre, j'ai déjà le goût de les refermer.  Pourquoi?  Simple.  J'ai l'officielle confirmation que je ne suis plus en mer.

Que je suis sur la terre ferme.

Je suis mort étendu sur le côté, et avant de mourir, je voyais toujours mon bureau.  Mais là,  il n'est plus là:  une fenêtre l'a remplacé.   Je n'aimes déjà pas ça.  Je suis étendu sur un lit, mais ce n'est pas le mien.  La chaleur que mes draps avaient absorbée a disparu, et ciel!  La poussière en suspension!  Je n'ai rien contre la saleté, mais il s'agit d'un brouillard des plus dégoûtants!  Certes, je me lève, et le lit grince sous mon poids.  Dieu, la seule chose qui m'éclaire, c'est cette fenêtre.  Elle me permet même de voir cette…chose.  Ma foi, qu'est-ce que c'est?  On dirait deux cache-œil collés ensemble.  Bizarre, mais peut-être utile.  Je les caches sous mon veston, je me lève et marche vers la sortie de la chambre.  C'est hors de question que je reste ici à poireauter.  Je sors explorer, moi!  Je veux savoir ce qui se passe!



Bon, hum… j'ai juste explorer l'étage où je me trouvais, et j'ai fait une drôle d'assimilation:  Cette place ressemble beaucoup au manoir de mon padre, mais en version pas brûlée et abandonnée depuis un ou deux siècles.  Par instinct, je me suis demandé s'il y avait des richesses semblables à celles qu'il avait, elles seraient peut-être cachées aux mêmes places.  J'ai ri dans ma barbe inexistante:  J'ai trouvé quelques bijoux d'or couverts de poussière, mais je sais que ça sera facile de les nettoyer.  Mais en empochant un collier, je remarque une lumière provenant  d'en bas.  Tiens?  Y-aurait-il quelqu'un d'autre ici?  Un autre mort?  Il en sait peut-être plus que moi, et j'ai besoin d'être éclairé.

Mais la lumière s'éteint dans un silence…mort.  Ah oui?  On ne veut pas se faire voir?  Je me pensais plus discret que ça.  Bah, peu importe,  j'avance à tâtons vers le grand escalier menant en bas.  Une main sur la rampe, je descends tranquillement, alors que soudainement j'entends cette voix nettement féminine:

-D-Dégagez!  Peu importe qui c'est!

Oh… a-t-elle peur, la pauvre petite chose?  Que c'est triste.  Je me demande encore si elle m'a vraiment remarqué, ou elle faisait juste ça au cas où qu'il y a quelqu'un.  Ce qui est le cas.  Moi.  Un gentil pirate tout seul avec une fille, dans une grande maison.  Uhuh… je trouve des richesses, je trouve une demoiselle qui sonne presque comme si elle était en détresse.  Qui a dit que le paradis était dans les nuages?

- No te preocupes, Senorita. Je ne suis pas n'importe qui, je crois donc que je peux t'approcher.  

Je l'entends respirer, et je me fis à son souffle pour m'approcher d'elle.   Je ne la vois pas du tout, à part de l'éclat presque invisible de ses yeux.  Je pourrais presque la prendre par le menton.  Mais je ne sais même pas à quoi elle ressemble.  Hum… à entendre cette voix autoritaire malgré la petite pointe de crainte que j'ai perçue,  je l'imagine se tenant droite, les poings fermés, avec une chevelure semblable à celle d'un fauve qui lui tombe aux épaules.  Ses mains sont-elles quand même douces?  Sa peau est-t-elle délicate?   Quelle est l'odeur de ses cheveux?  Sont-ils soyeux?  Si seulement il y avait de la lumière… Allons, concentre-toi, Alvaro!  Tu ne sais même pas son apparence et tu la désires déjà!  Questionne-la sur l'autre sujet qui te chicote tant!

-Tu sembles avoir perdu ta source de lumière, mais tu peux quand même m'éclairer.  Je sais que je suis mort, mais je veux en savoir plus.  Je ne sais pas si la mort se limite à cette bâtisse et à nous deux comme pauvres âmes errantes…

Je réfléchis quelques instants:  Si cette théorie est actuellement vrai, ça voudrait dire que tout ce qui se trouve dans ce manoir m'appartiendrait et que je pourrai faire ce que je veux avec la demoiselle?  Comme je le disais, qui a dit que le paradis était dans les nuages?   Par toutes les sirènes, faites que cette fille soit une perle…

-  Alors, tu m'expliques?  que je lui demande sur un ton doucereux.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 22 Nov - 22:34

Le sang de la jeune demoiselle ne fit qu'un tour lorsqu'elle entendit une voix masculine se démarquer de l'obscurité. Ezariel recula dans le sens inverse de la voix, sans le moindre avertissement et percuta la lanterne éteinte qui se trouvait derrière elle. Cette dernière sonna comme le métal et dérangea le silence complet du manoir. Apeurée par ce même bruit, elle fonça innocemment contre l'inconnu, avant de se coller contre un mur, loin de lui, loin de tout, certaine de ne plus toucher à rien d'autre. Elle prit un instant pour se calmer, puis tenta de se remémorer ce que l'homme avait dit. S..Seno...Senioria ? Senorita ? Ce n'était pas la première fois que la petite entendait ce mot, mais elle ne s'en rappelait pas la signification. Certains immigrants à Londres parlaient cette langue étrange qui ressemblait vaguement au français, selon les dires du peuple.

Voyez vous, votre présence n'est que très peu appréciée. Votre langue peu raffinée, je ne la comprend guère. Répondit-elle à l'inconnu, calme. Trop calme. Si l'homme osait faire quelque chose qui lui déplaisait, elle n'hésiterait pas à sortir les griffes tel une tigresse et à japper comme un chien enragé.

Faible face à l'homme qui semblait plus grand, plus musclé et surtout plus âgé qu'elle, la détective désirait tirer un avantage de l'obscurité afin de paraître plus dangereuse qu'une petite souris effrayée. Peut-être que lui aussi, il avait pensé à ça ? Cette technique pouvait en avantager plus d'un. Azzuen préférait penser que l'inconnu était faiblard et incapable de se défendre. Grâce à cela, la petite pouvait désormais lui parler avec un ton plus autoritaire et sévère sans avoir peur des représailles. Après quelques secondes de silence, elle se mit inconsciemment à repenser aux mots étrangers qu'il avait prononcé plus tôt. Soudainement, elle se rappela avoir entendu un homme dire cela à une femme au coin d'une rue de Londres. La brune serra les dents. Encore un qui la prend pour une fille... Elle qui devait cacher son identité, avec un physique et une voix pareille, ce n'était pas évident. Offensée, elle argumenta un peu en retard.

—Je suis un homme, question que vous ne vous tromperiez pas à nouveau en m'appelant Seno...senoria ou peu importe.

Ah, c'est mal de mentir, mais peu importe. La jeune demoiselle écouta attentivement la supposition du garçon couvert par le drap de l'obscurité, avant de pouffer de rire. Elle se moquait de lui, une théorie aussi... Peu crédible ne pouvait la laisser de marbre. Elle dut se calmer, depuis combien de temps n'avait-elle pas ri ainsi ? Selon elle, l'inconnu venait de se réveiller d'un mauvais rêve après s'être cogné solidement la tête contre un panneau quelconque. Y avait-il seulement pensé avant de lui débiter toutes ces conneries ? Sûrement pas.

Alors, premièrement mon cher, nous ne sommes pas morts...ahahah.. Je le saurais, si c'était le contraire. Vous devriez consulter un médecin, vous avez sûrement perdu la boule. Ensuite, ce manoir se trouve en plein centre d'une ville que je ne connaissais aucunement l'existence avant d'arriver ici de manière qui m'est inconnu. Encore besoin d'aide, ou je peux continuer ma route ?

Ezariel essuya les larmes qui coulaient de ses yeux après avoir tant ri, puis ramassa sa lanterne couchée au sol. Tant qu'elle ne trouverait pas des allumettes et une nouvelle chandelle, elle ne pourrait pas agir. Également, la petite ne voulait pour l'instant, pas sortir sa lettre étrange de son bandage où ses seins tant qu'il serait là, peut-être qu'il voudrait l'harceler pour avoir les trésors promis. Bon, d'un sens, la récompense ne l'intéressaient pas vraiment, mais elle ne voulait pas voir sa lettre avec l'énigme dérobée. Azzuen longeait le mur tout en l'abandonnant là, à son sort. Elle ne se sentait pas responsable de son imbécillité, pas du tout, même. Cependant, elle ne voulait pas se retrouver à nouveau seule, effrayée dans le noir. Devrait-elle l'inviter à le suivre, même si elle ne le connaissait pas ? Elle s'arrêta, puis soupira.

Bon, vous venez ? Je me sentirais mal d'abandonner un pauvre enfant perdu ici. Aidez-moi à trouver une chandelle et des allumettes dans une de ces pièces et je vous offrirai peut-être quelque chose en échange. Je veux pas croire qu'il n'en existe plus par ici.

Ses yeux commençaient lentement à s'habituer au peu de lumière, elle pouvait désormais apercevoir les silhouettes des portes et des objets à moins d'un mètre d'elle. Cependant, un frisson parcourait son échine à l'idée de fouiller la salle à sa droite. Et si une autre personne de trouvait derrière ? Bon, Ezariel devait arrêter d'avoir peur pour la moindre chose. Elle entra et s'en alla fouiller dans les tiroirs vides. Au fond d'un d'entre eux, lorsqu'elle perdit tout espoir, elle trouva un paquet d'allumettes. Parfait ! Il ne lui restait plus que la chandelle, maintenant. Il devait y en avoir contre les murs, ou sur des meubles dans les couloirs.

J'ai trouvé des allumettes, apportez-moi une chandelle, à moins que vous ne soyez trop effrayé par la noirceur pour bouger. Dit-elle, d'une voix légèrement plus haute pour qu'il l'entende.

Azzuen saisit une des allumettes pour l'allumer, question de voir si cette dernière était trop humide. Heureusement, des flammes apparurent, éclairant légèrement sa main et son visage.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 29 Nov - 16:12

Hum…qu'est-ce qu'elle a, contre la langue raffinée?  Je me suis forcé d'avoir un langage charmeur, et elle me dit en pleine face qu'elle n'aime pas ça.  Elle est mal placée pour parler, vu la manière qu'elle m'a répondu.  

Mais je suis surpris comment calme sa réponse était.  Pour une Senori… pardon, une Señor dont les petits pas avaient trahi la hâte de s'éloigner de moi, elle s'est quand même bien repris.  Mais, en même tant je ne suis pas surpris qu'elle soit autant effrayée.  Une femme n'a pas sa place dans le monde noir et inconnu qui est destiné aux aventuriers.  Elle a beau m'avoir parlé fermement, elle n'arrivera pas à s'enfoncer plus profondément toute seule, ça c'est sûr.  Au moins, quand elle a prétendu tant bien que mal qu'elle était un homme, elle le savait qu'elle n'aurait pas du venir ici par elle-même.  Chérie, si tu avais été un homme, tu ne m'aurais même pas parlé avec un si beau langage.  Entre hommes, on peut se parler en charretier, d'accord?  J'aurais dû lui dire, et j'ai failli, mais là elle a parti à rire de moi:

-Alors, premièrement mon cher, nous ne sommes pas morts...ahahah.. Je le saurais, si c'était le contraire. Vous devriez consulter un médecin, vous avez sûrement perdu la boule. Ensuite, ce manoir se trouve en plein centre d'une ville que je ne connaissais aucunement l'existence avant d'arriver ici de manière qui m'est inconnu. Encore besoin d'aide, ou je peux continuer ma route ?

Pendant qu'elle me balançait tout ça à la figure, je serrais et desserrais les poings, tandis que je réfléchissait fort.  C'est impossible, je ne peux pas être encore vivant.  Comment pouvait-elle expliquer que j'ai de nouvelles dents alors qu'il y a quinze minutes, je n'en avais aucune??  Un rêve, peut-être, mais je ne suis pas sûre si ce point est tout à fait vrai.  Je refuse de croire que toute ma vie de recherche et de pillage ait été un rêve.  Je le refuse.  Ça pourrait être ce manoir qui n'est pas réel, sauf que dans un rêve,  il y a des choses qu'on ne goûte pas et des choses qu'on ne sent pas.  Et je me sens comme si j'étais éveillé, comme je l'étais dans ma fière carrière de pirate.  Pourtant, je l'ai cru quand elle m'a parlé d'une ville.  Avec l'assurance qu'elle avait dans ses paroles et son rire, j'ai supposé qu'elle ne venait pas tout juste de se «réveiller» comme moi.  Pour cela, je lui fais confiance.  J'ai hésité; devais-je insisté sur le fait que j'étais mort?  J'ai décidé que non, je n'allais pas avoir une embrouille avec la seule personne qui pouvait m'aider.

Maintenant,  alors qu'il y a à peine dix seconde elle semblait souhaiter que je parte au plus vite, voilà qu'elle veut que je la suive.  Oh la la… si Ève n'aurait pas écouté le serpent, les femmes seraient-t-elles toujours aussi compliqué?  Heureusement qu'elles ne sont pas toutes capricieuses au lit.  Moi aussi, j'ai le goût de me moquer d'elle à cause du prétendu leadership qu'elle donne au ton de sa voix.  Maintenant que je peux voir plus clairement dans cette noirceur, je voyais cette silhouette petite et menue qui fouillait dans les mobiliers.  Mon cœur a arrêté de battre la chamade quand elle a mentionné des allumettes.  Ouais, l'idée qu'elle soit avide de richesse comme moi m'a fait paniquée.  Je n'ai pas besoin d'une rivale, encore moins si c'en est une.  Dès qu'elle mentionne ces petits bâtons,  je pars instinctivement en direction des couloirs.  Il doit y avoir des chandelles là-bas, s'il y en avait dans ceux du deuxième étage où que je me trouvais.  On n'aura pas de lumière sans chandelle, ça c'est certain.  Pendant que la demoiselle s'amuse avec ces allumettes, je décroche un long bâton de cire de son socle.  Au son des tiroirs claqués,  je la rejoint.  J'ai fait ma part si efficacement et rapidement qu'elle me dit tout haut alors que je suis juste derrière elle:

-J'ai trouvé des allumettes, apportez-moi une chandelle, à moins que vous ne soyez trop effrayé par la noirceur pour bouger.

Ah oui?  Tu ne te gênes pas de lâcher des vacheries quand tu veux toi hein?  Ton père ne t'a pas assez corrigé parce que tu le faisais trop chier?  Je peux continuer la correction, si tu veux, et tu seras tellement amoché que tu ne sentiras plus rien...

…Il faut que je me calme.  Prenez une bonne bouffée d'air imaginativement iodée, Capitaine, ça va vous calmer.  Elle n'est peut-être pas comme la prostituée.  Vous savez, celle qui est partie du Farelusio avec des larmes qui parcouraient chacune de ses cicatrices?  Dites-vous que cette fille penchée devant vous ne vous a pas arnaqué, et à part le fait qu'elle est vraiment irritante,  il n'y a aucune raison de lever la main sur elle.  Souvenez-vous de ce que Ale vous a dit le lendemain, Capitaine.  Voyez les femmes comme lui: de délicates fleurs.  

Eh bien… en espérant que les pétales de cette demoiselle se brûlent dès que la chandelle sera allumée…

Je dépose d'un bruit sourd la chandelle sur la commode juste devant elle.  La moitié de ma rage fut incrustée dans cet élan.  L'autre moitié, je la crache avec ces paroles:

- La voilà, ta chandelle.  Pour une femme…pardon, UN homme, tu es drôlement pressé.  C'est p'têt toi qui a peur du noir, petit mousse.

Et voilà, c'est terminé.  Le sentiment de colère est déjà parti.  J'ai pas du être si fâché que ça, puisque j'ai quand même pris la peine de parler comme si je parler à un gars.  Bon, allumons cette chandelle.  Malgré mon mépris envers cette femme, je ne peux m'empêcher d'être excité à l'idée de voir son visage et son corps.     Je repère tout de suite la silhouette de sa main qui doit tenir les allumettes.  Automatiquement, je lui les prend et saisis la chandelle de nouveau, alors que je venais de la déposer.  Cette dernière ayant enfin la mèche enflammée, je la vois enfin de dos.  Un dos frêle et courbé, je peux même voir une parcelle de sa nuque, mais à peine;   la pointe des mèches de ses cheveux la cachait jalousement.  

Je sens un sourire narquois se dessiner sur mes lèvres.  À toi de montrer ton visage…

Señor.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 29 Nov - 20:50

Les oreilles occupées par le bruit qu'occasionnait l'ouverture des vieux tiroirs rouillés ainsi que les craquements sinistres de la maison, la jeune dame n'entendait pas l'inconnu s'approcher d'elle, une chandelle à la main. Elle se retourna, l'allumette qui brûlait entre ses minces doigts, avant de distinguer une vague forme humaine. Elle fronça ses yeux et, le cœur battant à la chamade, fixa la silhouette. Lorsque le supposé fantôme bougea pour saisir le paquet d'allumettes et parla de manière plutôt virile, mais surtout sarcastique, Azzuen cria, croyant dur comme fer qu'il s'agissait d'une créature hideuse et décomposée revenant du royaume des morts. Elle lâcha le bâtonnet de feu qui tomba au sol, produisant de dangereuses étincelles.

La demoiselle écrasa quelques secondes après le feu qui menaçait de brûler le manoir en décomposition avant de croiser ses bras contre elle. Ezariel tremblait non de peur, mais de honte. De honte et de frustration. La petite avait osé crier devant lui, montrant sa faiblesse. Elle dompta peu à peu son cœur qui battait trop rapidement à son goût et ses tremblements irréguliers. Il allait clairement continuer jouer avec elle et se moquer d'elle à cause de sa peur peu calculable du noir, comme tous ces idiots. Elle pourrait toujours changer de sujet et le menacer, mais cela ne mènerait à rien. Ses petites expériences du passé le prouvaient.

Le garçon alluma finalement le bâtonnet de cire, laissant le brouillard noir autour d'eux s'évanouir peu à peu. Se tenant droit et fièrement même après les événements précédents, ses yeux dorés, mais fatigués, posaient un regard sévère et plein de jugement sur le jeune homme. Des cernes se démarquaient sur sa peau douce et pâle comme de la porcelaine, prouvant son manque de sommeil de ces derniers jours, alors qu'un grain de beauté décorait le bas de son œil gauche. Ses cheveux soignés, mais coupés de façon inégale à la garçonnière lui tombaient légèrement dans le visage, alors que l'arrière retroussait. Ses vêtements étaient ceux d'un riche jeune homme quelque peu... efféminé. Elle portait une chemise blanche, un nœud papillon rouge, un veston noir qui couvrait le haut de son corps seulement avec quelques tons de mauves, des pantalons très courts de la même couleur, avec des longs bas gris foncés avec le même ton que le reste et une demi-jupe rouge. Comment pouvait-elle passer pour un homme habillé ainsi ? Ce n'était pas dans son habitude de ne pas porter des pantalons aussi normaux que lui, elle se sentait presque gênée.

Avec ce qu'elle pouvait apercevoir, puisque la lanterne improvisée ne les éclairait pas en entier, Azzuen en profita pour le juger et le dénigrer. Toutefois, elle ravala rapidement ses pensées puisque cet homme semblait clairement appartenir à la marine. Elle qui les admirait autrefois, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un peu plus de respect. Les hommes qui osaient traverser un océan infini méritaient quelque peu son respect, elle qui ne ferait cela pour rien au monde. Se retrouver hors de la terre ferme la rendait malade. Les yeux verts comme l'émeraude de son compagnon l'hypnotisaient, alors que son manteau rouge comme le rubis, l'invitait. Elle aurait voulu se blottir contre lui pour pouvoir apprécier sa chaleur et son confort, cependant elle se retint. Son orgueil l'empêchait d'avouer qu'il lui plaisait TRÈS légèrement. Elle ne remarqua qu'après une dizaine de secondes que le garçon avait les cheveux longs, attachés par un ruban également rouge. Elle qui adorait les hommes aux longs cheveux, elle pouvait bien en baver. Le regard d'Ezariel s'adoucissait, mais ses paroles restaient toujours aussi fières et hautaines, ne pouvant laisser transparaître aucune autre émotion d'un coup qu'il se décide à la faire dériver de sa quête.

Enchanté, je me nomme Azzuen Ezariel. Je suis détective de la police anglaise à Londres.

Elle lui tendit la main, attendant à serrer la sienne en guise de bonjour officiel. Elle souhaitait sentir au moins une fois volontairement le contact de sa peau sans paraître louche. Soudainement, la petite semblait plus être d'accord à propos de lui partager ses découvertes. Il faut dire que le physique compte, lorsque nous ne voyons notre interlocuteur, comment pouvons-nous lui faire confiance ? Elle n'aurait pas eu la même réaction face à un enfant, une fille ou un garçon aux airs étranges. La brune passa une main sous son chandail, tout cela semblait louche jusqu'à ce qu'elle sorte la lettre qu'elle avait caché sous les bandages de ses seins une dizaine de minutes plus tôt.

La seule raison de ma visite dans cet endroit répugnant, c'est cela. Je l'ai trouvée tout près d'ici, alors j'ai pensé qu'il y avait un lien. Souhaitez-vous m'aider à poursuivre ma quête ?

Grâce à lui, elle assurerait sa sécurité. Quelle joie ! Cela ne la dérangeait pas qu'il lui vole la plus grosse partie de son butin, elle ne désirait qu'une ou deux choses. Les richesses ne l'intéressaient pas, mais les énigmes et les écrits, oui. La petite fixait toujours le regard du brun, ne pouvant toujours pas s'en détacher. Elle lui montra la lettre, sans pour autant l'autoriser à la lire. ELLE serait la première.

Ils nous ont promis une récompense à la fin, si j'arrivais à déchiffrer leur petit jeu. Je pigerai dans le butin la première pour y trouver quelque chose à mon goût et vous laisserai le reste, cela vous va ? Ah, à chaque fois que je demande la coopération d'un être vivant, j'ai l'impression de jouer au pirate. C'est puéril, mais peu importe. S'ils n'avaient pas tous été anéantis depuis deux cent ans, j'aurais fait un bon pirate à trouver des trésors comme ça !

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Ven 18 Déc - 22:01

Ses yeux.

Ses magnifiques yeux.

Ai-je vraiment besoin de dire pourquoi je les aimes tant?  La couleur.  Ils sont dorés comme des pièces d'or.  Mais, étrangement, ce n'est pas seulement juste pour ça.  Ils sont juste… vraiment fatigués?  Ça doit être ça, car je ne vois pas pourquoi je ne peux détourner le regard du sien.  Bof, ça va passer.  

Elle est jolie, mais je suis quand même déçu pour le volume des seins.  Mais elle est plus jeune que je me l'imaginais.  Peut-être que ça va grossir quand elle va vieillir.  Et n'est-elle pas drôlement habillée?  Ça ne me dérange pas, de voir ses jambes si bien, mais c'est la première fois que je vois une femme porter une robe aussi courte.  Habituellement, c'est le décolté qui fait baver les hommes.  Et entendons-nous que ce n'est pas son cas, avec ses habits d'homme.  Hum, habillée ainsi, elle pensait peut-être s'infiltrer sur un bateau pirate.  Nan, sûrement pas.  En tout cas, si c'était vraiment son intention, c'est raté.  Bon sang, j'ai l'impression de l'enlaidir, avec tous ces commentaires déplaisants.  Il ne faut pas que j'oublie les yeux.  Il y a en plus la peau qui est attrayante; elle me donne envie la caresser.

—Enchanté, je me nomme Azzuen Ezariel. Je suis détective de la police anglaise à Londres.

Elle se présente avec un peu plus d'assurance, non?  Elle a peut-être vraiment peur du noir.  Honnêtement, je m'en fous.  Mais si jamais on doit travailler ensemble, elle devra le cacher mieux que ça, parce qu'elle n'ira pas loin dans l'aventure.  Et merde, depuis quand il y a des femelles dans le corps de police?  J'ai envie de rire, mais je suis incertain.  Je préfère ne pas trop jouer avec le feu.  Je n'ai pas peur qu'elle m'arrête, vu comment elle toute fragile.  Mais si jamais elle appelle des renforts… et puis zut, ça dépend encore si je suis mort ou pas!  On tourne en rond là!  Si je suis mort, ça n'a plus d'importance, alors que si je ne le suis pas, c'est le contraire.  Alors ne disons tout simplement rien et faisons comme si ne rien était.  Je n'ai qu'à me contenter de me présenter:

- Capitaine Alvaro Suarez, dis-je en ramenant mon chapeau contre ma poitrine.  Et je ne baise que la main des Señoritas, il est donc inutile que tu me tendes la tienne comme ça.

Désolé, ma jolie, j'avais à faire le commentaire.  Ben quoi?  C'est elle qui veut se prétendre pour un homme.  Cette histoire m'amuse tant, je suis incapable de passer à autre chose, il semblerait bien.    Ah et ce n'est pas tout, elle plonge sa main dans… ses seins???  Fausse alerte, elle ne fait que sortir un papier.  Dommage. Mais elle me tend le papier et ma curiosité est déjà piquée.  J'essaye de la lire mais elle ne me laisse pas le temps.  Hé!  Tu veux m'informer ou pas?  Laisse-moi voir, merde!

—La seule raison de ma visite dans cet endroit répugnant, c'est cela. Je l'ai trouvée tout près d'ici, alors j'ai pensé qu'il y avait un lien. Souhaitez-vous m'aider à poursuivre ma quête ?

Je m'en fiches de tes raisons, chérie, et j'ai rien à faire des petites requêtes de ta part.  Tu semblais vouloir te débrouiller toute seule, et bien voilà ta chance.  Si tu ne peux pas laisser ma curiosité se rassasier avec ton parchemin,  j'aimerais bien plus aller explorer à l'extérieur du manoir, dans cette fameuse ville dont tu m'as parlée.  Je me prépare à la laisser, mais elle parle soudainement de récompense.  L'attention qu'elle a perdu, à ce moment-là, elle l'a toute récupérée.  J'aime les récompenses, c'est la partie préférée d'une quête pour n'importe quel pirate.  Encore plus lorsqu'il s'agit de ma personne.  Il n'a rien à dire là-dessus:  récompense veut dire butin, richesses et trésor, et ça veut dire que je change d'idée, je vais l'aider.  Je m'en fiche si tu en prends un morceau, la plus grosse partie va toujours au capitaine.  Je suis content que tu exagère agréablement cette règle.  Et si on additionne les richesses que j'ai déjà trouvé… je jubile mentalement.

Mais… elle se compare à un pirate?  Je ris dans sa face, sans gêne.  Et puis pourquoi je me gênerais?  Elle s'est bien moquée de moi tout à l'heure.  Pffff… un pirate?  C'est pas parce que tu a trouvé  une lettre que tu deviens pirate!  Tu aurais été encore plus heureuse s'il aurait été d'une carte!

- Ahaha!  Désolé, je ne crois pas que tu seras le prochain Barnanegra!  Il te faudrait bien plus pour devenir l'un d'eux!  

Je me calme un peu et je repense à ce qu'elle vient de dire, et je ris de plus belle, mais beaucoup moins  longtemps.  Comment ça, il n'y a plus de pirates?  Vraiment, d'où qu'elle sort, celle-là?  Et deux cents ans?  C'est impossible!  Ils ne peuvent pas avoir disparu d'un seul coup.  Je ne ris plus d'elle maintenant, mais je parie que j'ai un visage qui dit «Mais de quoi tu parles?».  Pourtant, je ne l'interroges pas.  Je pense trop à cette récompense qu'elle parlait, qui me paraît cent fois plus intéressante que toutes les conneries qu'elle me sort.

- Écoute, je veux bien t'aider mais il va falloir que t'arrêtes de me sortir des trucs débiles comme ça, d'accord?

Je prends le chemin de la sortie en l'incitant à m'accompagner.

-Puisque que tu veux pas me laisser lire le papier, il va falloir que tu me dises le chemin.

«Et me montrer où est enseveli le trésor», que je pense avec joie.  Décidément, il ne manque qu'un navire et un océan et je serais le plus heureux des pirates.

Mais ça, elle n'a pas à le savoir.

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Azzuen E. Kesai
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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 20 Déc - 16:38

Ezariel baissa son regard, serra les dents ainsi que ses poings face au commentaire désagréable que l'homme lui avait fait part. Elle ramena sa main qu'elle lui tendait contre elle. La petite se sentait non seulement vexée, mais elle ressentait son corps bouillir peu à peu. Elle devait se contrôler ! Sinon, elle perdrait son nouveau garde du corps. La brune désirait avoir une poignée de main virile, celle que tous les hommes qui se respectent font. Pas... Un baiser ! Comment en était-il venu à cette conclusion puérile ?

La demoiselle tenta de l'ignorer pour cette fois-ci, lui laisser une chance, toutefois, s'il continuait, elle n'hésiterait pas à user de la force pour s'imposer. Cependant, à nouveau, Alvaro y était allé trop loin en riant d'elle. S'acharnait-il sur elle ? Son orgueil venait d'en prendre un coup, il se moquait clairement d'elle ! Ce qu'elle le détestait, à présent ! Les apparences n'avaient désormais plus leur chance. Il en avait abusé, maintenant qu'il en subisse les conséquences. L'homme aux yeux vert comme l'Emeraude arrêta de rire quelques instants après, pour lui avouer qu'elle était une débile. Sa main ne put résister à l'opportunité de lui asséner une gifle, la gifle la plus violente qu'elle ait donné jusqu'à présent. Certes, elle ne lui avait laissé qu'une marque rouge sur son visage, mais elle qui n'avait aucun muscle, c'était déjà beaucoup. Son regard, moins haineux, plus calme que le dernier qu'elle lui avait partagé fixait désormais le sol.

Démontre-moi plus de respect que ça...

Sa voix, sa voix qui était au part avant enjouée, joyeuse, mais teinté de peur ne résultait désormais plus que de neutralité mélangé avec un nœud dans la gorge. Se faire traiter comme une femme, la sous-espèce humaine, elle détestait cela. Si seulement les deux genres pouvaient être d'un pied égaux, si seulement... Malheureusement, cela n'arriverait jamais. Azzuen se contenta de réagir comme elle était à Londres. Neutre, un homme qui n'a pas d'émotion avec une seule passion : les énigmes. La détective retira sa demi-jupe pour la laisser tomber contre le sol poussiéreux et ébouriffa ses cheveux autrefois soignés pour se donner un air quelque peu tomboy. Maintenant, à part son air efféminé, il n'y avait plus aucune preuve de sa féminité.

Après avoir réagi ainsi, la brune ne savait pas si le capitaine accepterait de la suivre. Peut-être que la promesse d'or l'intéressait encore même s'il s'était fait frappé avec raison ? Ezariel n'en savait rien. Au fond d'elle, elle espérait qu'un homme aussi charmant et qui lui tiendrait tête reste avec elle, mais elle réprima toutes ses envies. Ce n'était pas le moment de se montrer dépendante à lui. Elle fixait le bout de papier légèrement chiffonné par son envie meurtrière de tout à l'heure, tentant de décrypter ce qu'il y était écrit tout en marchant en direction de la porte. Ne sachant pas de quel côté aller, elle décida de tourner le coin vers la droite.

C'est écrit : Écoutez l'horloge, laissez-vous bercer par le doux son du mécanisme qui résonne sans arrêt dans vos esprits, une fois que vous lui aurez ouvert votre esprit, vous pourrez enfin décider de votre sort. La seconde aiguille vous guidera, que préférez-vous entre la mort et la mort ?

La détective prit une pause pour réfléchir aux dires de cette lettre. La mort et la mort, n'est-ce-pas ? Cela voudrait dire que c'est un piège, mais les auteurs de cette lettre voulaient probablement les effrayer pour les empêcher d'atteindre leur trésor. Également, à propos de l'horloge, cela voulait aussi dire que le trésor se trouvait là-bas. Cette énigme était définitivement trop facile...  La petite décida de ne rien partager avec Alvaro, mais encore là c'était que s'il acceptait de venir. Elle voulait voir s'il était capable de se débrouiller sans elle.

Je vais te laisser agir, si tu penses être capable de résoudre ça tout seul, je te laisse le trésor au complet.

[À partir de ma prochaine réponse tu vas avoir des choix à faire < : En gros, je vais prévoir plusieurs suites mais selon le choix que tu fais, l'histoire va différer]

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Alvaro Suarez
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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mar 22 Déc - 21:54

Ciel, ce qu'une femme peut faire alors qu'elle ne devrait vraiment pas hein?  Non mais c'est quoi son problème?  Une gifle parce que j'ai fait une remarque qui aurait pu la ramener sur terre?  Est-elle sensible ou folle à lier?  Je penche plus pour la seconde réponse.  Ce n'est pas de ma faute si elle raconte n'importe quoi!  La gifle n'a pas fait vraiment mal.  J'ai bien senti sa main claquer contre ma joue, mais rien de douloureux.  Quand même, quelle impolitesse de sa part!  Je l'ai regardé d'un regard assassin qui dit «Tu mets ta vie à risque, Señor.»  Elle m'a cité un passage du parchemin,  et bien qu'elle aurait pu me passer le papier tout simplement, j'ai été quand même un peu reconnaissant sans le partager.  

Maintenant, elle me laisse prendre les décisions.  Bon!  Enfin quelque chose de sensé qui sort de sa bouche!  C'est au capitaine de prendre les décisions, même si l'équipage a le droit de vote.  Ça se voit qu'elle n'est jamais allé en mer, vraiment.  Et dire qu'elle s'est comparée à un pirate, j'en ris encore... Mais elle est peut-être une femme, je ne pourrai pas faire tout ça tout seul.  Je le sais.  Cette fille est un peu comme Laura, mais je suppose moins avide que richesses qu'elle.  Je réfléchis au passage cité.  Um,  je me serais mieux débrouillé avec une carte, mais il faut que je le déchiffre.  Je ne suis pas un homme à énigme, je suis un homme qui navigue sur les mers à la recherche de bateaux à piller et de trésors enfouies.  Je n'ai jamais eu à résoudre une énigme.  Mais pour la part de l'horloge,  c'est évident qu'il faut en trouver une non?   Si elle est en marche continuellement, on devrait bien l'entendre, dans ce manoir si silencieux.  Sauf que je n'ai plus d'oreilles affinées à force  d'entendre le feu tonitruant des canons.  Son cent fois plus stimulant que le tic tac d'une horloge, soi dit en passant.  Mais probablement que si nous allons à l'étage où elle se trouve, je l'entendrais peut-être.  



Nous sommes rendus au troisième et je crois enfin entendre le petit coup régulier.  J'essaye de suivre le son le mieux que je peux, mais j'inspecte chaque pièce juste au cas où que je passe devant.  Alors qu'au final, elle est dans un cul-de-sac.  À part que nous avons fait un grand détour pour rien à cause de moi, ça n'a pas été terrible du tout.  C'était quoi le reste du passage?  Ah oui, «...laissez-vous bercer par le doux son du mécanisme qui résonne sans arrêt dans votre esprit, et une fois que vous aurez ouvert votre esprit, vous pourrez enfin décider de votre sort.  La seconde aiguille vous guidera, que préférez-vous entre la mort et la mort?»   Bon, le temps est venu d'activer pas une mais toutes les cellules grises.  La première chose que je pourrais faire, ça serait d'écouter l'horloge comme il a été écrit de le faire.  Et je sais qu'il faudra attendre, avant que j'arrive à une piste, s'il y en a une...



J'en peux plus.  Je ne suis plus capable. Tic tac tic tac.  Je suis déjà fou juste à l'entendre depuis seulement une minute, mais je l'entends résonner dans ma tête.  C'est comme avoir une ballade dans la tête.  Le rythme de navigation est terminé depuis longtemps, mais tu continues de fredonner «la vida de un pirata para mi».  C'est la même chose ici, mais en bien pire.  Même quand j'aurai mon trésor empoché, je dirai encore tic tac.  Je le fais déjà, tic tac tic tac tic tac.  Je ne peux pas juste rester planté là à regarder l'aiguille qui n'avance qu'à peine.  Je fais donc les cents pas pour m'occuper et je réfléchis encore.  C'est bien mieux que faire comme Azzuen et attendre quelque chose.  C'est beaucoup mieux pour moi, peu importe le temps que ça va me prendre.  Déjà que je ne suis pas un fou d'énigmes.  Je suis juste fou à cause des tics tacs.   Tic tac tic tac.  Si Ale était là!  Il aurait tellement été plus avancé que moi à l'heure qu'il est.  Avec toutes les histoires qu'il connaissait, il aurait peut-être fait plus de lien de moi.  Ah, si je ne l'avais pas tué!  Je regrette, mais je sais très bien que je n'avais pas le choix.  N'y pensez plus Capitaine, vous avez dit vous-même qu'il ne fallait pas réclamer une âme que les esprits des mers ont prises.  C'est vous qui l'avez dit Capitaine, à moins que vous avec menti sur la mort d'Ale?...Non.  Jamais je n'aurait voulu faire ça.  Il était mon second, mon meilleur ami.  Ce n'est qu'un malheureux accident.  Il me manque tant...

Tu l'as dit Alvy, alors concentre-toi sur l'horloge.  J'arrête de marcher et je la regarde.  Je ne résous pas d'énigmes moi!  C'est-ce que j'ai envie de lui dire, à la détective.  Je suis un pirate, je lis les cartes et les compas, je me bats pour piller des navires marchands et je tue les autorités qui veulent me faire la loi, comme toi.  Mais je ne résous pas d'énigme!  Je ne fais que lire des cartes et des compas...

Attendez.

Aie-je bien pensé compas?

-Un brújula, que je murmure pour moi-même, ne prêtant pas d'attention à ma partenaire.

Un compas!  Pourquoi n'y aie-je pas pensé?  Pour moi, ça a du sens!  Je m'approche de l'horloge.  La seconde aiguille est peut-être la même aiguille qu'une boussole... Mais quelle direction pointerait-elle?  Le trésor bien sûr.  Mais comment savoir où elle doit pointer?  «...une fois que vous aurez ouvert votre esprit, vous pourrez enfin décider de votre sort... que préférez-vous entre la mort et la mort?»  Encore ce foutu concept de mort.  Suis-je au moins mort?  Mais elle a dit que non... mais cette fille est dé-bi-le.  Elle raconte qu'il n'y a plus de pirate!  Et je devrais l'écouter?  Mais l'énigme nous propose la mort?  Pourquoi deux morts?  La mort n'est-elle pas universelle?  Même si elle peut t'arracher la vie avec différentes façons, on ne peut pas dire qu'il y en a deux.  La mort n'est pas un être vivant merde!  C'est inconnu!  UN inconnu.  Non, il ne peut pas avoir deux mort.  Juste une.  On n'a qu'une mort comme on n'a qu'une vie.  J'ai eu les deux, je le sais.  Azzuen a tort, je suis mort.  Peut-être que ce n'est pas son cas, peut-être que je suis un revenant.  Mais je suis mort.  JE SUIS MORT.  

-Ce n'est que pour nous mélanger.

Bon, il est venu le moment où je n'arrive plus à différencier la parole de la pensée.  Mais au point où j'en suis, je m'en tapes.  Je me sens si proche du but, alors que je le suis peut-être pas.   Mais revenons à nos poissons;  il faut quand même choisir, même s'il n'y a qu'une seule réponse.  Mais comment dois-je faire pour dire ma réponse?  Pas à voix haute certain.  Quoique peut-être.  Oh, mais j'oublie la part de l'esprit!  Eh bien... peut-être qu'en ouvrant notre esprit, il faut avouer quelque chose...

Je me raidit.  Si ma théorie de fou est bonne, je crois que je sais quoi dire.  Et misère que ça va être embarrassant.  Mais si ça marche, le mal va partir aussi vite qu'apparu.  Alors qu'il n'y a que quelques centimètres de distance entre moi et l'horloge, je recule, mais je la regarde toujours comme si je regardais ma destinée.  Je rejoins ma compagne, lui donne la chandelle et l'avertis:

-Encore une fois, je ne cherchais pas vraiment d'énigmes dans ma carrière.  

Lui aie-je au moins déjà dit?  Ou ce n'était qu'une pensée?  Peu importe, elle le sait maintenant.  Je prends une grande respiration et je m'adresse à l'horloge d'un ton solennel:

-J'ai choisi de mourir du scorbut.  J'ai choisis de mourir avec les gencives grosses comme le mât de mon Farelusio.  J'ai choisis de mourir au lever du soleil.  Comme ça, ce serait  un nouveau début pour ceux autour de moi.

La dernière phrase, je l'ai dit ironiquement.  Mais je savais que c'était le cas, pourtant.  Mon équipage était libre.  Il n'avait plus à me supporter.  Pour être sûr que tout fonctionne, je saisis la première aiguille et je la penche vers le sept.  L'heure du lever du soleil environ.  L'heure où j'ai trépassé.  Je regarde encore l'horloge.  Comme si j'attends quelque chose d'elle.  Ce qui est le cas.  J'ai répondu à ta foutue question, tu peux donc me dire avec ton aiguille où que je dois aller.   S'il-te-plaît, arrange-toi pour que mes paroles ne soient pas vaines.   J'attends que tu tournes ta seconde aiguille vers où je veux aller.  Tu es stressée?  Je te mets de la pression?  C'est pour ça que tu ne fais rien?  Ou tu n'es pas encore prête à agir?  Je peux te chanter une chanson, si ça peut t'aider.  Tant que tu me pointe le trésor.  Minuit sera le nord, n'est-ce pas?  Parce que tu es comme un compas, pas vrai?  Écoute la belle chanson, tu vas adorer.

Tic tac tic tac tic tac.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mer 23 Déc - 12:45

Ezariel se doutait vaguement que l'homme n'avait jamais répondu à une énigme, vu comment il agissait. Certes, le brun semblait penser savoir où il se dirigeait, cependant, à la vue de la petite, Alvaro marchait les yeux fermés. Comprenait-il seulement comment résoudre cela ? La nuit s'annonçait longue, très longue. Au moment où son compagnon annoncerait qu'il avait définitivement besoin d'elle au travers de sa quête, elle lui offrirait un sourire grand  baveux en guise de récompense et trouverait d'une main aisé le trésor caché. La détective ne s'imaginait seulement pas à quel point leur énigme était insolite, illogique. Elle qui prônait autrefois la logique, elle ne croyait pas en ce que l'église tentait d'imprégner dans le cerveau de ces pauvres citoyens. Le paradis ? Le purgatoire ? L'enfer ? Ah, elle en riait ! Malheureusement, ces paroles, elle ne pouvait pas les crier en pleine rue sans risquer de se faire renier par tous les croyants, les marionnettes du Christianisme.

—Un brújula

Les murmures du navigateur tira Azzuen hors de ses rêveries, elle tenta de comprendre la signification de paroles en vain. Ce mot, contrairement à senoria, si c'était bien cela, elle ne le connaissait pas. Sans même s'en être aperçu, les deux partenaires avaient grimpé jusqu'au troisième étage, impressionnant à quel point ce manoir semblait immense ! Derrière lui de quelques pas, la demoiselle l'observait désormais d'un œil intrigué. Elle préférait ne pas s'éloigner de lui, de peur de se perdre après avoir pu examiner l'immensité de ce bâtiment. Sa démarche était étrange, mais Ezariel se doutait qu'un navigateur devait s'adapter aux vagues envoyées par la mer, un bateau ne restait pas droit tout le long du voyage. La brune passa une main dans son visage angoissé

—Ce n'est que pour nous mélanger.

La petite ne comprenait pas ce qu'Alvaro voulait dire par ''Ce n'est que pour nous mélanger''. Ne pouvait-il pas être plus clair ? Ah, peut-être venait-il de comprendre que chercher l'horloge par son ''Tic, Tac'' était totalement inutile ? Après avoir examiné le papier plus longuement, elle avait comprit que tout n'était que mensonge. Certes une horloge était en jeu, mais chercher le bruitage qu'elle émettait n'était que pour les mettre sur une fausse piste. En tant qu'enquêtrice, Azzuen savait pertinemment qu'elle ne pouvait pas croire tout ce que les témoins disaient, les preuves matérielles valaient beaucoup plus. Si l'homme et elle n'étaient pas en conflit, elle lui aurait partagé cette information des plus importantes. Avec une petite gêne, elle aurait posé ses petits doigts fins contre les oreilles du garçon aux yeux vert comme l'Émeraude et lui aurait demandé s'il entendait encore le tic tac. Il lui répondrait oui et elle lui sourirait et lui aurait dit qu'il cherchait si fort le bruit dit par la lettre qu'il se l'imaginait. Non, ce scénario trop beau ne pouvait exister. Quelle vie injuste, mais tout était de sa faute à lui, pas de la sienne.

Encore une fois, je ne cherchais pas d'énigmes dans ma carrière.

Oui, cela, Ezariel s'en doutait depuis... une bonne vingtaine de minutes. Il n'aurait même pas eu besoin de lui partager ses pensées qu'elle l'aurait su. La brune leva les yeux avant d'apercevoir la fameuse horloge taillée dans le bois. Vous savez, celle des vieilles grand-mères, celle qui sonne à toutes les heures, même la nuit. Alvaro, étrangement, commença à parler dans le vide. Ou plutôt à l'horloge ? La détective ne saurait dire. Malgré le fait qu'elle avait envie de fondre en rire, elle se retint par respect. Oui, par respect. Il avait perdu la boule, définitivement. Était-il possible de le ramener sur terre ? Probablement pas. Comment était-il mort et vivant, ici, à la fois ? Rien de cela n'est possible. Toutefois, ça devait être triste de vivre dans sa peau, oui. Avoir des souvenirs aussi horribles que ceux-ci, non merci. Mourir, qu'y a t-il de pire ? Il n'y a rien après, ce n'est qu'un vide, noir. Voilà comment pensait la petite. Des tonnes de questions sans réponse  trottaient dans sa tête, mais Azzuen n'avait pas le temps d'y penser. Quelque chose ne tournait pas rond, ici.

La lumière qui les éclairait ne tarda pas à s'éteindre, les plongeant dans une obscurité si profonde qu'elle ne pouvait même plus voir ses mains ou son corps. Un objet tomba au sol, la faisant sursauter. Elle laissa tomber sa chandelle pour ramener ses bras contre elle. Était-ce l'horloge ? Alvaro allait-il bien ? Oui, elle s'inquiétait malgré le fait qu'il l'énervait à un point fou. Dès qu'ils seraient hors de danger, elle jetterait tout sur sa faute à nouveau, sans le moindre scrupule.

Al ?!

Contrairement à tout à l'heure, sa voix était de nouveau teintée de  panique. La petite tendait son bras gauche en direction d'où elle l'avait vu pour la dernière fois. Dès qu'elle sentit son manteau, elle s'accrocha à lui. Non, il n'avait pas le droit de faire le moindre commentaire. Autour d'eux, des objets se déplaçaient dans l'obscurité totale. Rien de tout cela n'était logique. À moins que...leur arrivée était prévue et un piège préparé ? Après avoir attendu comme deux nègres, des torches s'allumaient d'elles mêmes à chaque coin des murs. Le changement radical troublait Ezariel. La salle était totalement ronde, le  cul de sac n'existait plus. Comment était-ce possible ? La petite demoiselle n'y croyait pas, elle ne pouvait décemment pas y croire. Finalement, l'horloge se trouvait toujours au même endroit, ce n'était donc pas cela qui était tombé tout à l'heure. Sur chaque surface se trouvait un cadre avec un numéro en bas de chaque cadre et à l'est et l'ouest, collé au mur, sous le cadre, se trouvait un meuble. Le premier tableau contenait une pomme, le deuxième était vide, le troisième un désert glacial, le quatrième un bureau, le cinquième une pierre tombale, le sixième un foyer avec deux adultes qui se réchauffaient, le septième … était absent. Non, faux. Il gisait au sol alors que... de l'eau sortait du cadre ? Impossible, un cadre ne pouvait produire une telle quantité d'eau. Le sol en entier en était recouvert !

Al...Ce n'est pas normal.. ça... dit-elle en pointant le tableau

Azzuen serra des dents, son orgueil en prenait un méchant coup à force de dépendre de lui. Elle se sentait comme la dernière des merdes, à trembler comme une feuille. D'un pas incertain, elle se dépêcha à atteindre la porte qui se trouvait derrière eux, elle tenta de l'ouvrir, mais elle réalisa que... ce n'était qu'une vulgaire poignée sur un mur. Quel fou avait crée cette pièce ?! L'eau... Si l'eau continuait de monter, ils finiraient noyés. Le visage de la brune devenait blanc lorsqu'elle baissa le regard. Étrangement, cette eau n'était pas claire. Le sol n'était plus visible, dès qu'un objet était recouvert par ce liquide, il était devenu entièrement recouvert, invisible. Le niveau de l'eau glacée avait déjà atteint la moitié de son mollet. Paniquée et hors-service, la petite grimpa sur l'un des meubles sur le côté pour être hors d'atteinte. Ses jambes tremblaient, à quelle température était cette eau ? -15 ?

Un regard de détresse parcourait la pièce, dès que l'eau aurait atteint son meuble, où irait-elle ? Ezariel ne savait pas nager, contrairement au pirate. Traumatisée par la mer dans sa jeunesse, elle n'avait plus jamais osé s'aventurer dans plus profond que 70 cm. Ses yeux s'arrêtaient sur Al, comme si elle s'attendait à ce qu'il puisse résoudre ses problèmes.

F-Fais quelque chose ! Je... Je … Je t'en supplie

Non, l'orgueil n'avait plus raison d'être. Sa vie en dépendait, pour sa survie elle allait laisser de côté son côté déplaisant.

[Pour être plus claire sur les conditions, c'est impossible de bouger l'aiguille. Le 7e cadre c'était un verre d'eau avec un jouet de requin dedans c: Donc, l'eau est vraiment froide et dès que le corps est plongé en entier (la tête jusqu'au petit orteil, il est impossible de remonte, genre c'est comme si une couche de vitre/glace s'était installé par dessus l'eau) et comme l'eau est tellement épaisse, on voit plus la personne ]

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Jeu 24 Déc - 23:26

Il fait noir, tout à coup.  Est-ce que ça aurait marché pour de vrai?  Azzuen m'appelle, et j'entends plus sa panique que mon nom.  Elle a vraiment peur du noir, et je n'imagine pas son comportement quand elle ferme les yeux cinq minutes.  J'entends des choses tomber. Deux dois.  Pire, j'entends des trucs se déplacer.  Mais qui pourrait déplacer quoique ce soit à part l'horloge?  

-Halte-là!  Montrez-vous si vous voulez pas vous faire tailler en pièce!

Je cherche le pommeau de mon épée, et je me rends compte dans la panique que je ne l'ai pas sur moi.  Je tâtonne tout mon corps et je réalise que je n'avais plus rien sur moi.  Pas une seule arme pour me défendre.  Mais où étaient-elles?  Ah oui, c'est vrai, je les avais déposées sous mon lit, en me disant que j'en n'aurais plus besoin, puisque j'étais cloué sur mon matelas.  Quelle idée, quand on se rend compte que j'en ai réellement besoin maintenant!  Même si personne ne répond, même si je ne vois personne pendant que la pièce s'éclaire, même si la pièce qui a changé catastrophiquement n'enferme que nous deux,  je voudrais tant avoir une lame sur moi ou un pistolet à silex.    

Oui, la pièce a changé.   Ce n'était même pas une pièce en plus.  C'est devenu une pièce ronde, avec des tableaux.  Certes l'horloge était toujours là.  Au lieu de regarder chaque détail de la nouvelle salle, je cherche tout de suit du regard ce qui a tombé.  Je me retourne vers Azzuen, et ses mains agrippées sur mon manteau me confirment qu'elle a échappé notre source de lumière.  Bon, je m'en doutais un petit peu, mais il fallait s'y attendre d'un moment à l'autre.  De toutes façons, les torches qui se sont allumées nous éclairent beaucoup plus.  J'inspecte le sol et voit enfin un cadre qui est tombé à terre.  Enfin, c'est un cadre ou un récipient d'eau qui s'écoule?  Il y a quelque chose qui est emporté par son courant, mais je n'y prêtes pas d'attention.  Et c'est moi ou le contenant devait être très plein?  Parce que l'eau s'étend, s'étire encore et recouvre la moitié du plancher.  C'est impossible... je n'ai jamais vu rien de tel.  Je fais un pas de recul sur le choc, mais avance d'un autre pas.  Allons Alvy, c'est de l'eau.  DE L'EAU.  Ta raison de vivre.  

Mais Capitaine, l'eau est étrangement épaisse, vous ne trouvez pas?  Et pourquoi est-elle si brumeuse, Capitaine?  

… Tu as raison, mousse.  Je te l'accorde.  Non seulement cette salle n'est pas d'origine normale, l'eau qui s'écoule de je-ne-suis-plus-sûr-d'où l'est encore moins.  Je m'en viens pour me défaire de l'emprise de ma collègue, mais je m'aperçoit qu'elle essaye de sortir d'ici.  Je la comprend pour celle-là.  Une eau surnaturelle peut te faire frissonner et de te donner le goût de déserter.  J'ai failli lui dire, mais elle abandonne l'unique sortie et s'en va grimper sur un meuble.  Elle regardait le liquide douteux comme s'il s'agissait du kraken et me dit de quelque chose.  En l'entendant dire ça, j'ai l'impression qu'elle n'est pas tant comme Laura.  En ce moment, elle est le typique genre de femme qui tout à l'heure faisait tout pour me prouver qu'elle n'était pas comme ça.  Je suis déçu et je ne le cache d'aucune façon.  L'eau arrive jusqu'à la cheville, maintenant.  J'avance au travers pour aller droit à la source de l'écoulement.  À ma grande surprise, l'eau ne sort pas infiniment du verre, mais bien du cadre.  Je suis intrigué plus que jamais.  Je n'ai jamais vu ça.  Je soulève le cadre et je l'examine dans tous les sens, sans trouver la moindre réponse à une de mes questions.  Je le laisse tomber dans l'eau, et je trempe mon doigt dans cette dernière avant de l'enfourner rapidement dans ma bouche.  Ce n'est pas salée, ce n'est pas chaude et ce n'est pas empoisonnée surtout.  Alors le seul danger est que nous nous noyons.  Oui, même si nous restons à la surface le plus longtemps possible...

Capitaine!

Le plafond arrêtera notre montée et nous condamnera tous les deux...

CAPITAINE!

Et encore, je ne crois pas qu'Azzuen serait capable de rester à la surface le plus longtemps possible...

CAPITAINE REGARDEZ!

Oui, mousse.  L'eau est à la mi-cuisse, je sais.  Et il n'y a pas de fenêtre.  Décidément ce n'est pas notre jour de chance...

EN HAUT CAPITAINE!  REGARDEZ EN HAUT!

...Comment ça en haut?  Je regarde dans cette direction, et je vois enfin une chance de survivre.  Le plafond est en verre.  Aha!  On peut peut-être sortir d'ici!  Je retrouve un peu d'espoir, mais ce n'est pas le temps de se réjouir.  Je m'en allait aboyer un ordre à notre chère demoiselle en détresse (un capitaine doit toujours donner des ordres à son équipage), mais j'ai oublié qu'elle était justement une demoiselle en détresse.  Mais là elle doit bouger son cul si elle veut sortir vivante d'ici.  Je lui crie pareil en espérant qu'elle m'écoute:

-Pare à mouiller et à virer!  On peut encore sortir d'ici, alors magne-toi et fouille dans le meuble!  Essaye de trouver quelque chose d'assez solide pour défoncer une vitre!  

L'eau monte encore, il faut quand même se dépêcher.  Moi je pourrais aller fouiller dans l'horloge.  Il doit y avoir d'autres choses que des engrenages là-dedans.  Mais... si j'aggrave encore plus les choses avec ça?  Si Azzuen ne trouve rien, je n'aurai pas le choix, par contre.   Je pense à regarder ce qu'elle fait, mais je ne le fais pas.  Pas le temps.  J'ouvre la porte vitrée de l'horloge et je saisis la pendule et je l'examine le plus rapidement possible.  Elle est de métal doré, charmant.  Je la secoue et elle me semble assez solide.  Peut-être qu'elle l'est mais je vais quand même vérifier au cas.  On ne va pas prendre de chance, déjà que nous n'en avons pas beaucoup.  Je m'en vais à l'arrière de l'horloge, qui est caché par un autre tableau et je vois quelque chose filer sur l'eau.  Quelque chose de triangulaire.  J'ai une réaction choc.

Faites que ce ne soit pas ce que ce soit ce que je pense...

Ça passe de nouveau.

C'est un aileron.

Merde merde merde merde merde merde merde MERDE MERDE!!!  Un requin, voilà ce qu'il nous manquait!  Quoi de mieux pour manger la miette d'espoir auquelle nous nous accrochions tant?  Je hurle et cette fois-ci je ne suis pas capable de garder mon calme:

-Retourne sur ton bureau!  Ne bouge pas de là!!!

Et moi?  C'est sûr qu'il m'a vu!  Mes mains tremblent tellement de froid et de peur que j'en échappe ma pendule.  Bah, on peut conclure qu'elle avait déjà coulé, vu que l'eau est juste sous ma poitrine.  Je m'empresse d'enlever mon manteau, comme ça je ne serai pas trop lourd et j'aurai mon de difficulté à nager.  Mais en le jetant à l'eau, je sens que quelque chose s'est pris dedans, comme un poisson dans un filet.   En fouillant dans l'eau, je l'attrape et découvre que c'est ce maudit cadre.  Je le garde quand même en temps que misérable moyen de défense.   Ah oui, vous aie-je dit que le requin tourne autour de moi en faisant des cercles de plus en plus serrés?  J'allais payé cher.  Peut-être pas autant que le scorbut, mais j'allais quand même payé cher.  Je tourne sur moi-même pour toujours rester face à face avec le requin.    J'attends son attaque qui devrait s'en venir bientôt.  Si il m'attaque par derrière, je n'aurai même pas la chance de me défendre de la moindre façon.  C'est drôle, j'ai tellement chaud à force d'être si nerveux et apeuré alors que l'eau glacial.  Mais on s'entend que ce n'est pas cette constatation qui va me remonter le moral.  Surtout en sachant que je ne risque même pas de sortir vivant de cette aventure...même si je suis déjà mort.

Il tourne et, sans crier garde, il fonce vers moi.  Je l'ai tellement attendu et pourtant, je reste paralysé en le voyant venir ainsi vers moi.  Une seconde de plus et j'étais cuit.  Alors que l'eau me va au menton, je me penche pour mieux centrer mon cadre devant mes jambes.  Ça y est, je suis officiellement sous l'eau.  Par miracle, le requin mange le cadre de plein fouet et il ne semble pas très content d'avoir reçu ce petit apéritif.    Je suis plus soulagé que fier de moi, quand soudain je vois avec horreur du rouge sortir de mes mains.  Enfin, de ce qui reste de mes mains.  Tiburón a apparemment réussi à prendre une petite bouchée du dîner en cachette.  J'aimerais bien vous dire à quel point je veux lui régler son compte et toutes les injures que je voudrais lui crier, mais j'ai trop mal.  Beaucoup trop mal.  Je sais pas pourquoi.  Pourtant ça semble évident non?  Mais ça ne l'est pas.  Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal entre la douleur d'avoir perdu presque toutes mes mains ou de voir ce qui en reste pendant que Tiburón est en train de mâcher ma propre chair qui ne fait même plus une avec moi.  Je vois encore mes doigts tenir le cadre pendant qu'il le secoue furieusement.  Il serre tellement des dents qu'il le casse.  Je ne le vois pas, mais j'entends un crac qui dit tout.  Pas content?  Et bien MOI NON PLUS!  Je vous décrirais bien ma douleur, mais moi-même je ne sais pas quoi dire pour vous satisfaire.  Je n'ai pas de mots exacts, mais je peux vous dire que j'aimerais bien perdre connaissance le temps que ça passe.  Tiburón revient à la charge après avoir terminer sa collation, et me prend par la jambe.  OW!  Là je sais pourquoi j'ai mal.  Je sens une sorte de décharge absolument horrible.  Je sais comment il va s'y prendre pour en finir avec moi.  Il va me secouer jusqu'à ce que je meurt soit brisé ou noyé.  C'est comme ça que ça marche, hélas.  J'en perds le souffle, littéralement.

Tout d'un coup, j'entends un énorme bruit de succion.  Quoi  maintenant?  J'ai pas souffert assez?  Je ne pensais pas que vous me présenteriez l'enfer d'une manière aussi subtile qui progressivement devient évidente.  Alors que l'eau était calme jusqu'à présent, je la sens qui me force à sombrer dans ses limbes.  Tiburón, lui, ne s'y attendait pas du tout et s'en va ailleurs comme s'il avait peur, me laissant pour de bon.  C'est ça, va t'en!  Sale... attends et s'il allait vers Azzuen?  C'est son problème (où était-elle quand j'avais besoin d'elle?), mais j'ai encore besoin de son aide!  Si j'en sors vivant, on aura toujours un trésor à trouver!  Je manque dangereusement de souffle, il faut que je remonte à la surface et vite.  Je nage vers le haut, alors que l'étrange courant m'entraîne vers le bas.  Je sens tous mes muscles forcer au maximum, même ma langue s'agite désespérément en espérant trouver sur une gencive un restant d'oxygène.  Mes jambes...pardon, ma jambe encore valide bat l'eau comme si je n'avais jamais eu d'accident avec Tiburón.  Combinée avec mes bras, j'avance toujours, mais trop lentement.  J'ai la grande impression que je ne m'en sortirai pas.

Pourtant, la surface semble si proche... je pourrais presque la toucher.  Je tends le bras pour le faire, pour pouvoir émerger de là.  Le grand miracle, tout le monde!  Le Capitaine est vivant!  Dommage que les esprits de la mer l'aillent réclamé, parce que sinon on aurait pu le repêcher.  Oui, je le vois, il va sortir de l'eau!  Mais....

C'est horrible!  Qu'est-il arrivé aux mains du Capitaine?!?

Je les vois encore, et je ne peut pas m'empêcher de lâcher un hoquet de surprise, qui emporte ce qu'il me reste d'air dans les poumons.  Je n'ai même plus le souffle pour pester contre moi-même, c'est de peine et de misère que je prends la peine de penser à ce qui va m'arriver.  Mais mes mains... je croyais que j'avais déjà compris qu'elles étaient devenues...ça.  Mais je les regardes de nouveau, et je réalise une seconde fois que je les ai perdues.  Et ciel que ça brise le cœur.  Non, le corps entier.  Que vais-je faire sans elles?  Je ne pourrai plus rien faire.  La détective aurait pu me donner une rançon pour cette triste perte, mais je vois une brouille bleu qui se fond dans le noir.   N'étais-je pas déjà mort?  Je croyais avoir fini avec ce concept...  Alors soit, que je meurs de nouveau.

Le noir est maintenant total, c'est à se demander si j'ai les yeux fermés ou ouverts.  Finalement, je sens une couche glacée s'étendre sur moi.  Cela doit être le signal de la mort.

Et bien, qui a dit que l'enfer était de feu?

[Bon, Alvy n'est pas mort, il a juste perdu connaissance (c'est un dur, le Capitaine c:).  La couche glacée était la surface.  L'eau a coulé comme si quelqu'un avait retiré le bouchon d'un bassin.  Il n'y a plus de requin, comme on s'était dit. Prends soin d'Alvaro, il s'est fait arraché la moitié de ses mains et a une jambe mordu.  À toi de choisir comment grave est l'état de ce membre!♥ ]

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Azzuen E. Kesai
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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Lun 28 Déc - 22:46

De nouveau, la pièce devint aussi sombre qu'une nuit sans lune. La cloche de l'horloge sonna et résonna dans la salle. Combien de temps s'est-il écoulé entre cette fois-ci et la dernière ? Ezariel reprit ses esprits, visiblement perdue. Ses bottes étaient remplies d'eau, comment cela était-ce possible ? Il n'y avait pas de bassin, ni de vase par ici. La petite ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer, avait-elle perdu connaissance ? Probablement. Elle descendit du meuble au quel elle avait grimpé pour une raison qui lui échappait et se dirigea vers Alvaro qui semblait dormir contre le sol, dos à elle. Ses jambes tremblaient, l'eau contenue dans ses bottes était si froide qu'elle en avait des frissons dans le dos. La petite les détacha avant de laisser l'eau s'écouler au sol. Tant pis pour ce manoir abandonné s'il allait pourrir encore plus par sa faute !

Quel lâche, que faisait-il à faire la sieste ainsi alors qu'ils devaient chercher le fameux trésor ensemble ? Toutefois, la demoiselle aux cheveux bruns ne tarda pas à remarquer que ses vêtements teintés de rouge étaient entièrement mouillés et que du sang formaient une flaque près de ses mains et de son mollet gauche. Son muscle était presque arraché en entier, alors que la dentition marquée ressemblait à celle d'un requin. La mémoire d'Azzuen lui revint soudainement, ce qui provoqua en elle un choc. Elle se rappelait que l'eau avait atteint ses pieds alors requin avait pointé le bout de son nez et attaqué le marin, les cris de détresse que sa gorge avait poussé... Quel cauchemar ! Heureusement qu'Alvaro l'avait sauvée d'une quelconque manière... Mais peu importe, ce n'était pas le temps d'y penser face à son...cadavre ?

Ayant vu des tonnes de cadavres, la vue de ce corps mutilé par le requin ne lui faisait ni chaud ni froid. La détective se pencha et déposa son index contre le cou du brun. Avec cette attaque, y avait-il vraiment une chance que le garçon ait survécu ? Elle attendit plusieurs secondes avant de sentir un faible pou. Incroyable ! Il n'était donc pas mort dans ce combat qui aurait pu lui être fatal ? Ezariel se devait de le secourir du mieux qu'elle pouvait pour qu'il survive. Elle, une emblème de la justice, elle devait soigner ses blessures, mais prise dans une pièce comme celle-ci, ils n'avaient pas de bandages sauf ceux qui couvraient ses seins, mais jamais elle ne les utiliserait pour quelqu'un d'autre. La petite enleva de nouveau ses bottes pour prendre ses longs bas et former des bandages aux mains du navigateur. La brune remarqua qu'il lui manquait quelques doigts, elle eut une miette pitié pour lui pendant un instant. Il ne pourrait plus jamais boire une choppe de bière normalement à cause de cet incident.

Ensuite, sa jambe. Comment soigner... ça ? Enfin, temporairement ? Excepté sa chemise, elle n'avait rien. Elle décida d'enlever les pantalons d'Alvaro et d'en faire un possible bandage. Ils étaient déjà déchirés à cause du prédateur marin, à quoi bon les garder ? Lorsqu'elle eut terminé, elle en profita pour toucher à son visage. Il était endormi, que pouvait-il lui faire comme remarque ? Rien. Voilà. La jeune demoiselle retira rapidement ses doigts, son corps était glacé comme celui d'un cadavre, il ne vivrait pas longtemps même si elle avait empêché son sang de couler à flot. À contre cœur, Azzuen décida finalement d'enlever le chandail détrempé du pirate afin de le tirer un peu plus loin, puis enleva sa propre chemise. Elle essuya le corps du garçon aux yeux couleur émeraude ainsi que cheveux avec cette dernière, question qu'il n'y ait plus d'eau glacée sur lui. Quelle tâche ingrate pour un homme ! Soigner les petits bobos, c'était réservé aux femmes. Ce qu'elle n'était clairement pas !

La femme resta quelques instants, environ cinq minutes assise près de lui avant de se lever. Tant qu'à attendre qu'il se réveille, pourquoi ne pas chercher le trésor ? Dans cet état, il ne pourrait plus la protéger, elle devrait affronter comme un homme ses peurs. Ezariel se dirigea donc vers l'horloge. Après tout, c'était cela l'élément déclencheur de tout, non ? La petite observa la pièce ainsi que tous ses cadres à nouveau. L'énigme parlait de la mort, fallait-il nous enligner vers celle-ci ? Risquant tout, elle aligna la pendule dorée vers le cinq, le tableau affichant les pierres tombales.

Pour la troisième fois en cette nuit, les torches s’éteignirent et se rallumèrent. Ce changement ne surprenait plus la demoiselle qui s'était habituée. Lorsque la lumière éclaira ses pupilles, elle put remarquer que le tableau s'était agrandit et était devenu un... portail ? Oui, probablement. Azzuen s'assura qu'elle ne s'était pas trompée, elle passa sa main au travers du tableau. C'était certainement une pièce derrière le mur, oui ! Impossible que ce soit magique, une certaine logique qui lui était inconnu devait prôner derrière ça ! Elle traversa son corps en entier, inquiète. La petite se coinça les pieds sous une pelle avant de s'écraser au sol et d'effriter ses genoux. Quelle malchance ! Qui avait placé ce truc là ? Un imbécile, oui ! La jeune fille aux yeux dorés se releva et saisit la pelle avant de donner un coup contre la pierre tombale en face d'elle pour se défouler. Cette dernière tombe en poussière, étrangement. Inquiète, la détective garda l'instrument avec elle avant de parcourir les chemins à la recherche de celles de noms qu'elle connaissait possiblement. Cette dernière fut perturbée de..trouver sa propre tombe et celle d'Alvaro. Intriguée de savoir ce qu'elle pouvait trouver sous sa tombe, elle creusa. Son cadavre ? Non ! Impossible, elle ne pouvait être morte si elle se trouvait sur terre.

Ezariel creusa et creusa avant de trouver un petit coffret. La femme fut rassurée de ne pas trouver son propre corps mais ce petit coffre. Elle l'ouvrit et y trouva des biens qu'elle avait perdu avant d'arriver ici. Une croix d'acier ainsi qu'une bague ornée de roses. Elle fourra dans ses poches ses biens, puis creusa d'autres tombes. Celle d'Alvaro ainsi que d'inconnus. Elle y trouva un sac de pièces d'or ainsi qu'un pistolet et une épée. Épuisée, elle décida de se reposer. Étrangement, le lumière se faisait de plus en plus rare dans cet endroit lugubre. Malgré le fait qu'elle ne portait plus que des bandages ressemblant à ceux d'un blessé pour couvrir ses seins, ses pantalons et ses bottes, l'effort la réchauffait. Azzuen remarqua que le portail qu'elle était entrée n'était plus aussi grand qu'avant, en réalité, il était devenu plutôt petit. Paniquée, la fille abandonna sa pelle, prit ses biens et se dépêcha à atteindre la seule sortie. Des mains squelettes commençaient à sortir du sol et tentaient d'attraper son pied et ainsi l'empêcher de fuir. Elle échappa un cri avant de tomber en dehors du portail qui s'écroula en poussière. Quelques secondes plus tôt et... et... elle restait prise dans cette salle inhumaine ! Remplie de..monstres ? Mort-vivants ? I-Impossible...Non, elle ne pouvait y croire.

Perturbée, Azzuen avait rejoint le capitaine toujours couché au sol et avait observé ses bandages. Ils étaient couverts de sang, elle devait les changer.. Elle les retira avant de découvrir avec surprise que... ses doigts n'étaient plus disparus ? Il n'y avait qu'une cicatrice, quelque chose ne tournait pas rond, ici. La petite retira également le bandage autour de la jambe, ce dernier était dans le même état que les mains. Il n'y avait qu'une cicatrice, le muscle était recollé. Étrange... Perdue, elle serra la main d'Alvaro pour s'assurer que tout était vraiment correct.

En effet, sauf le fait que son corps était glacé, tout allait bien. La détective déposa son butin au sol avant d'approcher sa tête de son torse pour produire de l'air chaud avec sa bouche. Elle continua ainsi, puis frotta ses mains contre son torse et ses épaules d'un mouvement répétitif afin de tenter de le réchauffer. La petite avait bien hâte qu'il se réveille, question de ne plus devoir faire cela. C'était... rabaissant, comme tout à l'heure. Et épuisant...

Wake up, Alvaro !

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Alvaro Suarez
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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mar 29 Déc - 23:33

-...Alvaro!

J'entends mon nom...



Il n'y a pas d'écho.  C'est bon signe...

Une minute, on dit juste mon nom maintenant?  Qu'est-il advenu du Capitaine là-dedans?  J'ouvre les yeux, mais je ne vois personne.  Je sens des frissons me parcourir le dos.  Pourtant, une douce chaleur repose sur mon torse.  Mais où est la demoiselle?  

-Azzu?

Je me redresse sur mes coudes.  Oui, elle est là.  Je dirais même qu'elle embrasse ma poitrine.  Est-ce moi où les rôles sont inversés?  Et... elle est à moitié nue.  Mes pantalons sont juste à côté de moi.  Ne me dites pas qu'elle s'apprêtait à me violer?   Dieu merci, je me suis réveillé avant qu'elle ne se mette à  la tâche.  Je veux m'amuser, moi aussi.  J'observe ses seins, et découvre avec désappointement qu'ils sont cachés sous un bandage.  Alors que moi, ma poitrine est à l'air libre!  Ne comprendra-t-elle jamais qu'elle est une femme et moi un homme?  C'est moi qui devrait la désha...

Attendez... n'avions-nous pas vécu quelque chose d'absolument horrible?  Qu'est-ce que c'était encore?  Je sais que c'était lié au trésor.  Seigneur, le trésor!  

-On fera ça après avoir trouvé le butin, si tu n'y vois pas d'inconvénient.

Je me relève et cherche à tâtons mes vêtements.  À chaque pièce que je retrouve, je remarque avec inquiétude qu'ils sont tous mouillés.  Qu'est-il arrivé?  Je trouve enfin mon manteau, et je sens une étrange odeur émanant du tissu.  Une odeur de sang?  Je rapproche mon nez pour sentir plus délicatement une des manches.  Et je réalise que ça ne peut être que le mien.

Milles sabords, le requin!  

Je me souviens maintenant!  Mais ma jambe!  Comment se fait-il que je tiens parfaitement debout?  Et mes mains...je suis capable de remuer mes doigts!  Mais je viens de les perdre!  Comme mes dents, ils sont réapparus!  C'est génial, mais je ne comprends toujours pas pourquoi.  Est-ce ma compagne qui m'a redonner tout ça.  Il faut qu'elle me le dise, si c'est le cas.

-Azzuen, qu'est-ce qui s'est passé?

Pourquoi mon ton de voix était si rude?  Les questions, naturellement.  Aucune d'elles n'a été répondu.  Où suis-je?  Pourquoi je tenais ce double cache-oeils à mon réveil?  Pourquoi ce manoir?  Qui est réellement Azzuen?  Est-elle morte où vivante?  Pourquoi y-a-t-il tant de choses qui ne tournent pas rond avec cette horloge?  Comment la pièce a-t-elle pu changer quand j'ai tourné la seconde aiguille?  Comment de l'eau glacée a-t-elle pu sortir d'un tableau?  Comment un requin est apparu dans cette eau?  Qu'est-il est arrivé pendant que j'étais inconscient?  Pourquoi je m'auto-guéris?  Est-ce Azzuen qui en responsable?  Et finalement, comment fait-on pour accéder au trésor?  J'ai plein de questions à poser à quiconque qui pourrait y répondre.  Ça me donne l'impression de ne pas avancer dans cette histoire, et je n'aime pas ça.  Reste que...la détective m'a peut-être sauvé la vie.  Nos professions nous rendent peut-être ennemis ou rivaux, mais cette jolie est déjà perturbée comme ça - dois-je vous rappeler les pirates disparus depuis deux cents ans?-, je ne vais quand même pas empirer son état.  Je place mon chapeau sur ma tête et je soupire:

-Je m'excuses... je suis un peu nerveux.  Merci quand même pour mes blessures.  Je sais pas comment tu as fait, mais c'est assez impressionnant.  Et si c'est toi qui m'a donner mes dents de nouveau, je t'en dois une...

Cette dernière phrase me fait un étrange pincement au cœur.  Si elle me prend au sérieux, voudra-t-elle tout le trésor?  Faites que non...  J'ai risqué ma vie/mort pour accéder ce trésor, c'est hors de question qu'elle l'aille pour elle seule.   Il faudrait avant qu'on trouve le butin, ce serait pratique.  Je retourne à l'horloge.  Stupide horloge, j'ai hâte d'en finir avec toi.  Tu m'as rendu assez fou comme ça.  Si un tableau a pris vie, les autres le peuvent probablement.   Et ça a commencé quand j'ai bougé l'aiguille... mais oui!  Voilà une réponse!  Enfin!  Les chiffres représentent les tableaux!    Un d'eux nous conduira peut-être au trésor, ou au moins à un indice.  Lequel?  Il y en avait un avec un bureau non?  On pourrait peut-être le fouiller et trouver quelque chose d'intéressant.  Quel était son numéro déjà?  Mille sabords, je ne m'en souviens plus.

Je tente ma chance avec le deux.  Comme le sept, les torches s'éteignent pour se rallumer ensuite.  Cette fois-ci, les meubles ont disparu, même l'horloge.  Les murs tremblent et l'idée atroce que je me sois trompé me vient à l'esprit.  Un tableau a tombé.

C'est celui qui n'a rien dedans.

-C'est pas vrai...

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 3 Jan - 2:47

Faire cela après avoir trouvé le butin ? Mais Azzuen n'en avait que faire de le réchauffer, maintenant qu'il était réveillé ! Il pouvait désormais subvenir à ses propres besoins. Elle retira ses mains de son corps afin d'entrecroiser ses bras. Ça y est, Alvaro la prenait de nouveau pour une femme, une servante soumise inférieure aux hommes. Comme tout à l'heure, il se méritait une claque contre la joue pour l'avoir traitée ainsi, mais elle se retenait. En ce lieu dénué de la logique qu'elle prônait, la jeune demoiselle préférait avoir un allié en plus et non le contraire, surtout si ce dernier détenait une certaine force qui pourrait lui être pratique.



Avait-il un don en or pour s'attirer les foudres de la petite ? Était-ce inconsciemment ou volontairement ? Dans les deux cas, le pirate lui donnait ardemment envie de lui offrir une réponse sarcastique et de se moquer de lui. Parler sur ce ton à celle qui s'est occupée de lui et qui l'a maintenu en vie tout ce temps alors qu'il était perdu au pays des rêves, quel manque de respect... Ezariel n'aurait même pas dû lui donner ce plaisir. Toutefois, contrairement à tout à l'heure, ce dernier s'excusa à sa plus grande surprise. Elle qui croyait que le navigateur avait plus d'orgueil que cela, elle s'était royalement trompée. Nerveux ? Il n'en avait pas tant l'air. La brune lui sourit, mais ce n'était rien de chaleureux, il n'y avait que de la fierté. Elle se releva du sol frais, puis fit le tour de la pièce. Maintenant que tout était calme, pourquoi ne pas observer et tenter de déchiffrer la pièce et ses mystères? Par exemple, ces mécanismes silencieux qui avaient changé la pièce, ceux qui avaient fait pénétrer l'eau dans la pièce cetera. Ils ne pouvaient tout de même pas provenir réellement des tableaux, n'est-ce-pas ? Ahah. Quelle drôle de blague.

Toutefois, plus Azzuen y pensait, plus elle réalisait à quel point la dernière phrase que le Capitaine Alvaro avait prononcé ne faisait aucun sens. Faire réapparaître ses dents ? Elle n'y était pour rien. Et d'ailleurs, comment des dents pouvaient elles revenir ainsi ? Ses blessures, surtout. Elles devaient être artificielles pour s'être soignées toutes seules et aussi rapidement. Il devait bien y avoir de la logique par là aussi !

To be honest, sauf le fait d'avoir tenté de te guérir, de t'avoir te chouchouter comme un nourrisson et d'avoir récupéré nos biens, je n'ai rien fait. Toutefois, tu m'en dois bien une, en ef...

La détective n'eut pas le temps de finir sa phrase que les torches, pour une raison inconnue, se sont éteintes. Un courant d'air ? Impossible, il n'y avait pas de fenêtres sauf celle d'en haut, mais elle était fermée. Après une attente interminable d'une dizaine de secondes, elles se rallumèrent. Tout avait disparu, même cette pièce d'art qu'elle observait depuis tout à l'heure. Non. Tout sauf une chose : le tableau ne contenant rien à l'intérieur. Les murs commençaient à trembler, après cette impression de déjà-vu. Que se passait-il  encore ? Non, surtout, comment les meubles et décorations avaient elles pu disparaître à une vitesse aussi impressionnante ?!

Mécontente, Ezariel se retourna vivement vers Alvaro. C'était encore de sa faute ! Quel malheur allait-il arriver ? Oh, elle n'aurait jamais dû venir avec lui, il foutait tout en l'air en l'espace d'une seconde, le capitaine aux yeux émeraude était pire qu'un enfant âgé de 5 ans. Quel regret. Peu importe, ce n'était pas le temps d'y penser. Après mainte observation, la petite constata que les murs se rapprochaient tous, comme un piège. Non, ce n'était pas vrai qu'ils allaient rester prit ici sans rien tenter.

L'inspecteur se rapprocha d'un de ces fameux murs avant de cogner contre ce dernier. Malheureusement, elle n'entendait rien avec tout le vacarme qu'il produisait. Pas moyen de savoir s'il était vide ou plein... Pourquoi pas tenter d'utiliser la force du brun maintenant qu'il était remit sur pied ? Azzuen s'avança vers son compagnon, puis lui prit le bras pour l'amener près du mur de la fausse porte.

Frappe. Brise le mur, c'est impossible qu'un mécanisme puisse porter un mur aussi lourd et solide que du béton ! Si cela ne fonctionne pas, je pense que la solution ce sera d'attendre.

Oui, en effet, attendre. Ce plan pouvait paraître stupide, mais il ne l'était pas. Non, ils n'allaient pas finir en boulette de viande pour animal. C'était insensé que les murs qui formaient un dodécagone puissent rapetisser pour une raison quelconque surtout s'ils étaient trop durs pour être brisés. Cependant, même si la demoiselle semblait être confiante par son plan, elle ne pouvait s'empêcher d'être nerveuse. La jeune fille aux yeux dorés pouvait avoir oublié un petit détail et risquer de tout foirer à cause de cela.

Tss... Tu risque de m'en devoir plus qu'une pour nous avoir enfoncé les deux pieds dans les sables mouvants. Tu as beau être capitaine d'un navire, ici tu n'es qu'une vulgaire souris vulnérable.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mer 6 Jan - 19:41

Milles sabords, on va finir écraser!  Et ça, c'est dur de le nier, c'est totalement ma faute.  La petite le sait très bien; elle se retourne vers moi et me pose un regard lourd de reproche.  Eh bien désolé si je nous aie condamné, mais il fallait bien essayer quelque chose!  Restez là à regarder les tableaux, ça ne sert à rien.  On a compris qu'ils ne sont pas normaux, comme les sirènes et le kraken!  Si ces tableaux sont à notre disposition,  c'est qu'ils consistent un lien au trésor.  Il est vrai que du surnaturel peut être troublant, mais il faut avancer coûte que coûte.  C'est ce que j'ai fait, et même si j'ai fait une erreur mortelle, Azzuen n'a pas à être si fâchée.  Ce qu'elle est colérique!  N'est-elle jamais contente?  En plus, elle... et pourquoi je la regardes?  Il n'a rien d'intéressant à regarder une fillette toute fragile se casser les mains sur le mur.  Ça serait mieux de l'aider plus que d'autres.  Elle vient déjà vers moi pour me tirer par le bras.

—Frappe. Brise le mur, c'est impossible qu'un mécanisme puisse porter un mur aussi lourd et solide que du béton ! Si cela ne fonctionne pas, je pense que la solution ce sera d'attendre.  

En avançant à grand pas pour la dépasser, je me défait de son emprise et me dirige vers le mur.  Je le tâtonne rapidement pour vérifier sa solidité, mais impossible de savoir si c'est possible de passer au travers.  Il n'y a qu'un moyen de savoir alors;  Je donne un le plus fort coup d'épaule que je suis capable de faire.  Rien, même pas le moindre frémissement.  Je réessaye encore, une autre fois, je tente de le défoncer à coup de pied.   Je vais continuer pourtant, jusqu'à que j'aille le corps meurtri...

—Tss... Tu risque de m'en devoir plus qu'une pour nous avoir enfoncé les deux pieds dans les sables mouvants. Tu as beau être capitaine d'un navire, ici tu n'es qu'une vulgaire souris vulnérable.

J'arrête tout geste que je m'apprêtais à faire.  Je remarque à la fois que le mur m'a fait reculé, mais je ne reprends pas mes coups de pieds et d'épaule.  Je me retourne vers Azzuen, m'avance vers elle et la gifle.  Je suis rendu à une phase que je ne fais plus attention à ma force, mais qu'au plus profond de moi j'espère que ça lui fera perdre l'équilibre. Ce qui arrive.  Si nous ne serions pas en danger de mort, la scène m'aurait paru troublante.  Je n'ai giflé une femme qu'une fois.  Mais comme la première fois, c'est que j'étais en colère.  Et ce n'est même pas parce qu'elle m'a dit que j'étais vulnérable, mais parce qu'elle abusait de moi.  Elle sortait des faveurs à n'importe quel moment.  Elle veut que je devienne sa marionnette.  Dès que je pourrai m'enrichir, elle viendra me dépouiller de mes biens que j'aurai travaillé pour les gagner.  Je lui réponds avec mépris:

-Je ne te dois qu'une faveur et pas plus.  En fait, je ne te dois rien si t'as rien fait, comme tu me l'as dit.  

Je ris un peu - allez savoir pourquoi, je m'en vais peut-être mourir une deuxième fois - et je l'aide à se relever, signe que je me suis calmé.  Je lui rajoute:

-Je suis peut-être une petite souris vulnérable, mais ça fait de toi un petit morceau de fromage à se mettre sous la dent.  Et mauvaise nouvelle, le mur n'est pas défoncable.   Il va falloir attendre comme tu dis.

Je serre les dents à cette idée.  Quand elle a dit ça, je n'étais tellement pas d'accord que je n'y pas tant prêté attention.  Mais si on ne peut pas faire autre chose, je n'ai pas le choix.  Donc je regarde le mur avancé lentement vers nous.  Sa lenteur me stresse encore plus et m'irrite.  C'est comme si on te permet malgré toi que tu peux imaginer la douleur et la souffrance qui te seront infligées si tu vas réellement finir écraser.  Ça ne sert à rien de rester debout comme ça.  Enfin, si cela sert à de quoi, c'est vraiment ennuyeux de le faire.  Je me demande pourquoi l'horloge n'est pas resté comme elle l'a fait avec l'épisode du requin.  Même chose pour le cadre.  Comme l'autre, il a tombé, mais je ne le vois nulle part.  Tiens, voilà une chose que je pourrais faire:  Énumérer toutes les questions que je me suis poser à partir de mon réveil.



Je suis rendu à une vingtaine de questions et je panique.  Les murs nous ont forcés lentement vers le centre et maintenant ils sont très proches.  À chaque fois que je numérotais une question dans ma tête, je me disais « Je devrais dire à la senorita que qu'on est foutu.».  Je me suis rendu que je marmonnais chaque pensée.  Et finalement, après cinq longues minutes, maintenant que l'espace s'est réduit de trois quarts, je lui dit enfin:

-Azzuen, ça ne marchera pas...  

Dans ma tête, j'ai beaucoup plus long à dire, mais cela revient à dire ces cinq mots.  Je cherche une solution désespérément.  Ça ne prend pas de temps, car je réalise que nous pouvons rien faire pour s'en sortir.  Alors, vingt-et-unième question: qu'allons-nous devenir?  Cela paraît évident, mais ce ne l'est pas.  Il faut se rappeler que dans mon cas, je suis mort.  J'ignore pour Azzu (voire septième question), mais je ne sais pas si ça fait une différence.  À moins que je puisse passer à travers le mur?  Vingt-deuxième question.  Je ne crois pas.  Sinon je l'aurais déjà fait.  Mais encore là, il y aura la douleur, la tête broyée, mais ensuite (vingt-troisième question), qu'est-ce qu'il y aura?

Le coin du mur écrase le bout de ma botte, et j'ai le réflexe de reculer.  À ma grande surprise et à mon plus grand effroi, je me cogne contre la détective.  C'est pas vrai, nous sommes tellement serrés que nous devons se serrer ensemble dos à dos!   Je tente désespérément de le repousser.  Je continue encore, et je sens des gouttes de sueur couler sur mon visage.  Je sens en plus le poids d'Azzuen peser contre moi.  Je force quand même.  Je ne peux pas finir comme ça.  Je n'ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit.  Pas le temps de compléter une quête, pas le temps de voir s'il n'y a pas une mer proche d'ici, ou juste une place pour naviguer, pas le temps de piller un bar et même pas le temps de faire l'amour à une femme.  Je ne le prends pas, et je ne vois pas quel pirate qui accepterait ce destin.

Mes bras font un craquement sonore en même temps.  Je hurle de douleur, et je réalise que je rentre le ventre.  Mes membres brisés pendent mollement, alors que le mur me coince entre lui et Azzuen.   Elle ne doit pas bien s'en tirer, elle non plus.  

Aaaah... aurais-je le temps de vous raconter la douleur qui va s'ensuive?  Vingt-quatrième question.

Première réponse:  Je ne crois pas.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Jeu 7 Jan - 23:15

Allez savoir pourquoi, la jeune demoiselle ne s'était pas attendue à cette gifle qui lui avait laissé une horrible marque rouge sur le visage avant que son corps ne bascule et s'écrase brusquement au sol. Après lui avoir parlé ainsi, elle aurait dû s'en douter, mais ce n'était étrangement pas le cas. Pensait-elle qu'il lui devait tout ? Sans doute. Toutefois, elle venait de le découvrir qu'ils ne pensaient pas de la même manière. Azzuen le toisait de nouveau du regard, ce dernier tenta de se faire pardonner en lui prêtant sa main, mais elle la refusa d'un coup de main. Tss, souhaitait-il décrocher la lune après avoir atteint un niveau aussi bas ? Et bien, il pouvait toujours rêver.

Tout comme la main qu'Alvaro lui avait tendu, elle ignora ses paroles qui se voulaient intimidantes. La petite demeura tout simplement assise contre le sol froid à observer les murs qui se rapprochaient d'eux. La brune ne pouvait s'empêcher de chuchoter un décompte à chaque fois qu'elle croyait qu'ils allaient s'arrêter, en vain. ''3...2...1''. Pourquoi ne s'arrêtaient-ils pas ? Il y a quelques minutes, ils étaient trop larges pour avoir atteint une taille pareille ! Même si Ezariel y croyait dur comme fer, le capitaine devait avoir raison. Elle avait honte de l'admettre, mais cette pièce n'était pas logique... ! Ça n'aurait pas dû se passer ainsi, elle n'y croyait toujours pas pour ces murs qui...Rapetissent ? Il devait y avoir un tour derrière cela. Peut-être une porte secrète ?

Lorsque les murs se situaient à un mètre et demi d'elle, la brune se releva finalement pour tâtonner les murs afin de trouver cette fameuse switch afin d'arrêter ce système illogique. Malheureusement pour eux, elle ne trouva rien. Pas une porte, pas de bouton, rien ! Les deux compagnons auraient dû tenter de trouver une solution avant de se retrouver aussi enfoncés dans les sables mouvants qu'étaient ces façades. Après quelques secondes d'attente à reculer, la petite fille sentit le dos de son camarade contre le sien. Attends, étaient-ils si près que cela ?! Azzuen se retourna afin de le serrer dans ses bras malgré le fait qu'il forçait contre l'une des douze paroisses et qu'ils soient à moitié dénudés. Jamais son cœur ne s'était déchaîné aussi fort contre sa poitrine, jamais elle n'avait été aussi proche que cela de la mort... La détective laissa couler quelques larmes, désespérée. Sa colère et son mépris s'étaient évanouis aussi rapidement qu'ils étaient apparus.

Elle qui sentaient ses os s'écraser les uns contre les autres, elle ne pouvait s'empêcher de supplier Alvaro, le créateur de cette invention démoniaque, le ciel de les aider. Pourtant, rien ne marchait ! Elle qui reniait la religion, elle aurait bien voulu y croire à cette histoire de paradis... Les craquements de ses os ne tardaient pas et des cris plus douloureux, plus éprouvants s'en suivirent avant que sa respiration ne coupe. Après ? Plus rien. C'était comme si toute la douleur s'était éteinte, comme si la vie avait quitté ce corps pour un certain temps.

Moi-même, je ne pourrais vous dire pendant combien de temps, cependant, contre toute attente, cette vie revint. Vous savez, celle qui vous fait éprouver le froid et la chaleur ? Vous n'avez pas oublié cela, j'espère. Elle est si importante, vous devriez la chérir plus qu'eux ne l'ont fait.

Ezariel était étendue contre ce même sol froid où elle était assise tout à l'heure, endormie tout comme le garçon aux yeux Émeraude qui se trouvait à deux pas d'elle. Ses vêtements ? Ils étaient aussi neufs que son enveloppe corporelle. Ils n'avaient aucun défaut, même sa demi-jupe qu'elle avait jeté tout à l'heure était là de nouveau et ses cernes avaient disparues. Étrange vous me direz, mais je ne vous ai pas parlé des vêtements d'Alvaro qui avaient été dévorés par le requin. Et bien, ils sont comme neuf. Nous pourrions quasiment dire que rien de cela n'était arrivé, rien sauf cette marre de sang aux côtés séchés qui se situait au bas de leur pieds, au centre de la pièce qui le prouvait.

Les paupières de la jeune demoiselle s'ouvraient, lentement mais sûrement. Elle qui ne réalisait pas ce qui venait de se passer, elle observait la fenêtre en haut de leur tête qui leur offrait une belle vue sur ce ciel bleu avec un beau dégradé de mauve-rosé, le ciel ne pouvait leur offrir rien de plus serin que cela. La petite tourna sa tête des deux côtés, toujours sonnée et remarqua que les torches étaient presque éteintes, une flamme sur le point de mourir en jaillissait. Vous pouvez donc imaginer que le matin pointait le bout de son nez.

Malgré ce paysage serin, quelque chose n'allait pas. Azzuen pouvait sentir l'odeur du métal qui allait jusque dans sa bouche, malgré la faiblesse qu'elle ressentait, elle ne put s'empêcher de se relever afin de découvrir ce qui la taquinait depuis tout à l'heure. Ses yeux se posèrent sur le lac de sang, elle qui n'avait jamais eu de dégoût en voyant le sang d'un mort éparpillé, elle ne put empêcher son corps d'avoir envie de rejeter le contenu de son estomac en revoyant la scène pleine de désespoir qui s'était déroulée quelques heures plus tôt, en ressentant de nouveau la douleur d'avoir ses os écrasé... D'un pas maladroit, d'un pas dérouté, elle se releva et se dirigea sans tarder vers l'un des meubles les plus près d'elle. Elle retira la main qu'elle tenait contre sa bouche afin d'ouvrir le plus grand tiroir et vomir de la bile. Oui, je vous ai bien dit qu'elle n'avait rien dans l'estomac. Que voulez-vous qu'elle rejette de son corps ?

Pour finir, la petite s'écrasa contre le sol, incapable de tenir sur ses jambes tremblotantes. Ses yeux étaient vides, elle semblait visiblement avoir perdu tout contact avec la réalité. La réalité ? Non, ce ne pouvait être cela ! Une hallucination ? Un rêve ? Toutes ces idées lui passèrent par la tête, mais la seule qui resta était celle du rêve. Imaginer des murs s'écraser contre soi ne pouvait être aussi atroce que cela ! Ezariel se cogna brutalement la tête contre le mur une fois, deux fois, trois fois avant de réaliser qu'elle ne se réveillait pas. Ce n'était donc pas un rêve ?! Son cœur battait si rapidement qu'elle crut en faire une crise cardiaque, elle se réfugia les jambes et les bras contre elle, tout en fixant dans le vide. Il n'y avait pas de solution... Elle qui prônait autrefois la logique et pensait qu'il y avait une solution derrière tout, elle s'était bien trompée. Des larmes chaudes coulaient contre ses joues froides, avant qu'elle ne lâche un cri teinté de désespoir.

—A......A..l....

Les mots qu'elle désirait prononcer ne sortaient pas de sa bouche, elle parlait en vain. Ses lèvres tremblaient trop, ses dents se cognaient les une contre les autres. Sa réaction était semblable à celle d'une gamine qui venait de voir un monstre dans son garde-robe et pourtant le cas était bien plus terrible que cela ! Où se trouvaient-ils vraiment ? Morts ? Ils étaient certainement morts ! Après avoir vécu cela... Elle ne rirait plus de lui lorsqu'il lui parlerait de la mort. Non, elle n'avait plus envie de rire.

J-Je n'aurais...Jamais dû convoiter ...ce trésor qui ne m-m...m'intéressait même pas t-tant que ça ! S-Stupide énigme sans … ….sans...

Elle commençait déjà à mélanger ses pensées, ses regrets et ses paroles. Ces trois-là, ils ne faisaient pas bon ménage ensemble. Tiens, Azzuen remarqua qu'elle n'avait même pas regardé si le pirate était vivant. Elle devrait ? Non ! Et s'il voulait la tuer pour une quelconque raison ? Alvaro l'avait bien giflée, pourtant ! Elle en voulait terriblement au brun, mais pas tant que ça au final. Elle serait si soulagée s'il était aussi vivant qu'elle, elle pourrait se reposer contre lui, faire comme si rien n'était arrivé... La petite tenta de bouger ses membres, en vain. Ils tremblaient de plus belle à chaque fois qu'elle tentait.

...Al..varo... Tu...Es-tu vivant ? T-Trouve une sortie... S'il te plait... Je te donnerai...tout.. tout ce que tu veux...fais-moi sortir d'ici, je t'en supplie... Fais quelque chose...Nh....shn... Dit-elle, la voix pleine de détresse.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mar 19 Jan - 11:56

Il y a déjà quelque chose qui ne va pas.  Et ce n'est pas le fait que je viens de mourir.

C'est le fait que je suis déjà passé par là.  Sauf que je sais ce qui se passe.

J'ouvre brusquement les paupières, et je vois un magnifique ciel aux couleurs du lever du jour, à peine tâché de nuages.  Mon premier instinct est  étrangement de fourrer ma main dans ma bouche.  Je presse un petit peu et je sens toutes mes dents s'enfoncer légèrement dans ma chair.  N'étant pas encore tout à fait rassuré, je la retire et je tâtonne ma tête, puis mon torse, puis tout mon corps y passe.  Mes doigts parcourent en même temps le tissu de mon manteau, alors que je croyais que je l'avais retiré.  Je me relève, m'observe de mes propres yeux et je frissonne.  Vous aussi auriez frissonné si vous auriez vu mon état:  Il était parfait.  Aucune douleur nulle part, sauf la douleur du souvenir de s'être fait broyé.  Ma respiration s'accélère à cette pensée, et je vois Azzuen, repliée sur elle-même, secouée de tremblement.  Elle me regarde avec un visage blême mouillé de larmes.  Ses yeux rougis n'ont plus cette attitude hautaine qu'elle avait pendant toute cette aventure.  Je revois les yeux qu'elle avait quand l'eau avait écoulé d'un tableau, mais encore pire.  Ils dégagent une telle tristesse et une telle détresse, et ils me fixent comme si  j'était le dernier homme sur terre.  C'est la première fois, de ma vie et de ma mort,  que quelqu'un me regarde ainsi.   Étant un pirate espagnol, il ne fallait pas non plus que je m'attende à d'autres choses que des regards méprisants et colériques.  Mais comment la demoiselle me regarde, je ne vous le cacherai pas, me déstabilise au plus au point.  Elle essaye de me dire quelque chose, mais ses sanglots l'en empêche.  J'ai déjà vu deux femmes pleurer, et c'était à cause de moi:  la première versait des larmes de haine alors que la deuxième braillait de douleur et de peur.  Mais le message restait le même: Ne t'approche pas de moi salaud.  Mais la détective semble plutôt me dire «Aide-moi.»  

Mais comment l'aider?  Je suis moi-même fortement ébranlé par ce qui s'est passé.  Moi qui croyait que la mort se retrouvait de l'autre côté de l'arc-en-ciel, voilà que j'apprends d'une façon rude et pénible que nous ne pourront jamais vivre le repos.  Que dire de plus?  Condamné à la douleur...et qu'allez-vous m'annoncer d'autres?  À qui dois-je m'adresser?  Les esprits de la mer?  Davy Jones?  Jésus et sa bande de religieux?  Je ne sais plus, je suis perdu.  Je suis perdu dans le plus profond de ma conscience et c'est comme si je me noyais.  Le souffle ne se fait pourtant pas rare, mais j'ai plutôt l'impression de couler comme une pierre.  Nous ne pouvons pas mourir,  et je resterai au fond de la mer pour la hanter le temps d'accepter cette idée.

Je traîne des pieds jusqu'à Azzuen pour m’asseoir à ses côtés.  Bien que je ne verse pas de larmes, je suis autant bouleversé qu'elle.  Je sens mes traits se former en conséquence.  J'enlève mon manteau, en couvre les épaules de la petite et je l'approche de moi.  Je l'enveloppe de mes bras en espérant de la rassurer, car ses sanglots me laissent sans indices de comment la consoler.  Je vais faire avec ce que j'ai, tout simplement.  

-Chhht...ne pleure pas Azzu...

 Triste mais vrai, c'était la première chose qui m'est venu à l'esprit.  Je l'ai plus dit pour moi que pour elle,  vu que ses pleurs me chamboulent tant.  Si elle ne profite pas de ce câlin, moi j'en profite secrètement.  Ce n'est pas du sexe, mais c'est de la chaleur corporelle contre moi et pour une fois, ça me suffit.  J'ai besoin de faire de quoi, alors je commence à la bercer doucement.  J'ai l'impression toutefois de le faire mécaniquement, avec mes yeux qui fixent le ciel sans chercher pour quelque chose.  Comme s'ils étaient vide.  Qu'est-ce qu'on va faire maintenant?  J'ai une sorte d'immortalité, mais je ne suis pas un dieu.  Je n'ai pas le pouvoir d'effacer la douleur physique.  Je suis condamné à souffrir pour l'éternité, et c'est encore pire en sachant que j'ai toujours une conscience qui fait toujours partie de ce cadeau empoisonné.

Mais... et s'il y a plein d'énigme à l'extérieur du manoir?  Non seulement il y a peut-être un trésor, mais aussi de l'information qui pourrait nous éclairer un tout petit peu.  Et puis, si je suis «immortel»,  autant vivre comme un vivant au lieu de vivre comme un mort.   Je suis un pirate, je suis un capitaine.  J'ai vécu tant d'aventures, de rebondissements et d'émotions.  J'ai navigué partout, et j'ai volé tant d'argent et de trésors.  J'ai tant fait, et je n'ai même pas pu réaliser mon rêve.  Il faut que je cesse de penser à la douleur.  N'en ai-je pas vécu lors que j'étais vivant?    Pourquoi devrais-je m'affliger ainsi?  On m'a peut-être donné une chance.  Oui, il faut que je le vois ainsi:  Je ferai, j'achèterai ce qu'il faut pour faire mon paradis ici.  Et contrairement à avant, je ne suis point pressé.   Je vais vivre une vie dans la mort, et je vais vivre ce que j'ai aimé vivre dans ma vie.
 
Je regarde Azzu.  Si je suis partant pour continuer malgré ce choc qui se dissipe doucement, ce n'est peut-être pas son cas.  Mais ai-je encore besoin d'elle?  Je pourrai me débrouiller pour ce qui est des tableaux,  mais si la route ne s'arrêtait pas là?  Si j'aurai finalement besoin d'elle?  Proposons-lui, et si elle veut partir, qu'elle parte.  Je me mets face à elle et à peine que mes yeux croisent les siens que je détourne le regard.  Je ne peux pas m'adresser à un visage si larmoyant.  J'enfouis donc ma main dans ma manche et m'applique à essuyer ses larmes avec soin.  Le temps d'être triste et perdu est passé pour moi, et je ne désire pas que tu me plonges dans tes sentiments, petite.

-Senior, si tu continues de pleurer, je vais vraiment me noyer cette fois-ci, alors de grâce console-toi.  Ce qui est arrivé était terrifiant et je crois que ça nous a tous les deux brisés, mais on peut pas rester comme ça.   Moi je ne peux pas.  Je veux faire comme si j'étais vivant,  je veux faire comme si rien n'était.  Je veux donc continuer cette quête.  Je t'obliges à rien, je ne suis pas ton capitaine, mais si tu restes avec moi, tu ne seras pas seule.

Aie-je vraiment dit ça?  Je sonne comme si je voulais qu'elle reste.  Je continue, tentant de cacher subtilement le malaise que j'ai peut-être créé.

-C'est que si tu veux t'en aller, il y aura peut-être d'autre dangers ailleurs.  Si tu insistes, tu pourrais attendre de l'autre côté de la pièce, et si jamais tu as besoin d'aide, tu m'appelles en criant.  

Pour couronner le tout, je l'embrasse sur le front.  N'est-ce pas un geste affectueux pour rassurer quelqu'un?  Il n'y a pas de problème dans ce cas-là,  puisque ce baiser avait comme but de la réconforter.  Et aussi de goûter sa peau...mais surtout de la consoler.  Je me relève et je m'en vais regarder les tableaux, pour savoir lequel activer.  Mais devrais-je le faire?  On s'est tué en le faisant.  Mais j'étais imprudent.  Maintenant, je sais ce que je fais.  J'hésite entre deux, le quatrième et le sixième.  Le bureau et les deux adultes.  On pourrait fouiller le bureau, mais les adultes savent peut-être quelque chose. Mais si l'homme et la femme seront dangereux lorsqu'ils prendront vie?  Le bureau est plus tentant finalement.  Je me demande ce qu'en pense Azzu, si elle veut toujours continuer l'aventure.  Sans me retourner, je lui demande:

-Quel tableau devrais-je prendre entre ces deux-là?

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Mar 9 Fév - 10:32

Perdue au beau milieu d'un flot de pensées désagréables, Azzuen ne savait plus comment agir. Elle écoutait son ami parler, mais seulement d'une oreille peu attentive. La brune enfonçait ses ongles dans la chair de son compagnon et serrait des dents, tout en tentant de se consoler comme il lui avait si bien demandé. Un peu trop bien demandé à son goût, en fait... Malgré tout, la chaleur corporelle d'Alvaro et celle de son manteau rouge vif la réconfortait grandement, mais un ramassis de haine et de rancœur grandissait peu à peu en elle. La voix du capitaine semblait être plus douce à son égard qu'avant et depuis quand les hommes s'enlaçaient comme ils le faisaient présentement ? Jamais. Pas même après avoir frôlé la mort, Ezariel n'avait jamais vu deux hommes collés ensemble. Il la traitait encore comme une femme... Ne comprenait-il pas après toutes ces heures qu'elle n'en n'avait pas besoin ?! Le brun était si stupide que la fille n'en croyait plus ses yeux.

Toutefois, il n'était pas le seul en tort. C'était elle et elle seule qui avait demandé son aide comme une idiote et faible  demoiselle en détresse. Toute la rage qu'elle avait accumulé contre lui se retourna vers elle-même. Si elle n'avait pas eu plus de jugement qu'elle en avait, elle se serait giflée comme conséquence d'avoir agit ainsi. Avec le restant de dignité qu'il lui restait, Azzuen s'éloigna de lui après le baiser qu'il lui avait offert sur le front, essuya ses larmes et lui redonna son manteau. Un petit sourire se dessina sur son visage en repensant au fait qu'elle avait finalement porté son manteau comme elle l'avait désiré la première fois qu'ils s'étaient vus sous la chandelle, mais elle s'en débarrassa   aussitôt qu'elle s'en rendit compte.  Elle attendit qu'il se soit relevé pour le toiser du regard.

C'était quoi ça ?! On n'embrasse pas les hommes sur le front, arrête de me prendre pour une femme, je déteste cela, si tu savais ! Et aussi, pourquoi tu penses que je dois crier comme une demoiselle en détresse si quelque chose arrive?

Même si elle ne semblait plus aussi terrifiée que tout à l'heure, elle ne s'en était pas encore remit... Elle ne pouvait juste pas paraître aussi faible en face de lui. Et d'ailleurs, il ne semblait pas TANT chamboulé depuis le début, si bien qu'Ezariel lui en voulut d'être plus fort qu'elle. Alvaro semblait même s'être habitué à toutes ces anomalies... La jeune fille aux yeux dorés poussa un grognement de mécontentement, puis se retourna vers les tableaux. Comment voulait-il qu'elle l'aide ? Hn, ? Hello, all the logic is gone ! Elle s'approcha tout de même de l'horloge pour saisir l'aiguille et la faire tourner en rond. Elle s'arrêta au hasard, puis remarqua que le chiffre correspondait au tableau avec le bureau. Comme ils s'y attendaient, la pièce devint noire, puis la lumière revint, leur offrant un bureau au centre de la pièce avec des lampes modernes. Où était la twist ? Un simple bureau, après ce qu'ils avaient vécus ? Des murs qui se referment jusqu'à écrasement, de l'eau gelée qui monte jusqu'au plafond, des mort-vivants, la mort partout en fait ! Oui, ils avaient finalement comprit qu'ils pouvaient crever et revenir à la vie comme des dieux, n'était-ce pas suffisant ? Probablement... D'un pas irrité, Azzuen s'avança vers ce dernier et tenta d'ouvrir l'unique tiroir, en vain. Une serrure bloquait l'ouverture. Elle remarqua par la suite les clefs, les dizaines, les centaines de clef qui traînaient sur le bureau. Elle échappa un soupire.

...Vraiment ? Non, sérieux, quelle perte de temps... C'est qui l'intelligent qui a fait ça ?

La brune se pencha et commença à tenter toutes les clés possibles et imaginables. Elles semblaient toutes aussi semblables... La petite sépara le tas en deux et commença à toutes les essayer.

On en fait la moitié chacun, okay ? … … au moins c'est mieux que le dernier tableau

[En fait aucune des clefs marche, la seule est derrière l'horloge. Si al la trouve le tableau est fini et ils retournent dans le couloir en face de l'horloge au début avec la clé qui se trouvait dans le tirroir barré c:]

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Jeu 25 Fév - 21:24

Aaaah, là elle ressemble à Laura!  Alors qu'elle pleurait tout à l'heure, je peux voir maintenant qu'elle a repris tout son aplomb.  Jusqu'à me mépriser ouvertement, mais je commence à avoir l'habitude.  Elle est toute frustrée que je l'ai embrassé, mais moi je suis content de l'avoir fait.  À ne pas avoir coucher avec elle, je l'aurai au moins embrassé sur le front.  «On n'embrasse pas les hommes sur le front, arrête de me prendre comme une femme...»  Eh bien je suis navré de devoir t'annoncer que si tu veux vraiment que je t'accepte en tant qu'homme, tu vas devoir faire mieux que ça.  Avec ou sans ta demi-jupe, tu ressembles à une femme, spécialement quand tu te fâches.   De plus, j'ai déjà vu deux pirates faire du matelotage, alors OUI j'ai déjà vu deux hommes s'embrasser.   Si tu veux être un homme ma jolie, ce n'est pas juste ton apparence que tu vas devoir revoir.   Mais à la place de lui dire tout ça, pour qu'elle puisse suivre des conseils et poursuivre son rêve de devenir un monsieur, je fais juste rouler des yeux pendant qu'elle tourne l'aiguille de l'horloge.

Encore une fois, la pièce change, et cette fois-ci prône un bureau.  Un bureau n'ayant qu'un tiroir qui est fermé à clé.  Pour finir, un ramassis de clé sur le meuble.  Azzuen se met à les essayer, et moi je ne peux m'empêcher de la regarder se fâcher toute seule avec amusement.   Quand elle me tend la moitié des clés, je fais une grimace.  Ah oui?  On va essayer chacun notre tour un clé?  À moins que je dois attendre le temps que tu fasses toute ta moitié?  Hors de question, il doit avoir une solution plus rapide.  En fait, il y en a une:  sauter la serrure.  Le problème est que je n'ai rien pour faire de tel.  Les étranges chandelles qui se trouvent sur le bureau ne semblent pas assez solides pour défoncer quoi que ce soit.  D'ailleurs, est-ce vraiment des bougies?  Certes je ne crois pas, car il n'y a visiblement pas de feu.  Ça doit être une autre chose magique.   Après tout, il y a tant de choses illogiques ici... Peu importe, c'est le tiroir qui est important, et rien d'autre.  Aaaaah...si j'avais mes armes sur moi, j'aurai pu nous ouvrir cela sans problèmes.  Mais il a fallu que je meurs sans les avoir sur moi.  Et dire qu'il n'y a pas de moyens de les récupérer.  Mais puisque Azzuen m'a dit lorsque nous nous sommes rencontrés que nous étions dans une ville, il doit bien avoir un marché quelque part non?  Quand nous allons avoir fini cette quête, je tâcherai de m'en informer.

Jouant distraitement avec les clés qui m'ont été attribuées, pensant encore à ce que je pourrais faire après avoir quitter le manoir, je regarde la détective à l'oeuvre.  D'ailleurs, en y repensant bien, je n'ai aucune idée de ce qu'est une détective.  Est-ce que c'est réservé seulement aux femmes?  C'est presque une chance si les hommes ne peuvent pas être détective:  Si c'est pour devenir comme Azzuen, non merci!  Tant de beauté gâchée, le monde est fait drôlement.  Je veux dire, c'est une si belle femme!  J'espère qu'elle va changer de personnalité, car j'ignore si je vais me satisfaire d'un simple baiser sur le front.  Ça serait trop beau vrai si je faisais juste m'approcher d'elle pour sentir ses cheveux.  L'embrasser sur la nuque, puis descendre doucement mes mains au niveau de sa poitrine, et qui sait, peut-être la toucher?  Ensuite, descendre jusqu'aux hanches, et...et voilà encore que j'ai des fantasmes.  L'idée de fantasmer sur cette fille me répugne autant qu'elle m'excite.  Chapeau à l'homme qui a réussi à l'entraîner au lit.  Ou à la femme?  Après tout, si la détective prétend tant être un homme, elle doit donc prétendre d'éprouver de l'attirance pour les femmes.  J'ai déjà vu deux hommes s'embrasser, mais deux femmes?  

-Dis, Senior, as-tu déjà désiré une señorita?, que je demande avec une curiosité si forte qu'elle en influence mon ton de voix.

J'ai failli dire que peu importe ses préférences en la matière, elle ne doit pas faire succès ni chez les hommes ni chez les femmes.  J'aurais dit ça à la blague, mais je ne crois pas qu'elle aurait rit.  Je commence même à penser qu'elle va s'offusquer à cause de ma question.  Elle peut bien me mépriser et m'insulter autant qu'elle veut, je ne vais plus rigoler si elle me gifle encore une fois.  Je m'éloigne d'elle pour ne pas prendre de risques.  Ça me fera une petite promenade, tiens.  

Et les clés, Capitaine?

Oublie-les.  On ne peut pas les tester si Azzuen est toujours devant la serrure.  Nous allons attendre qu'elle termine sa part avant de faire la notre.  Ne me prenez pas pour un paresseux: j'examine minutieusement la pièce à la recherche de d'autres indices.  Bien que le tableau ne représentait qu'un simple bureau, peut-être qu'il nous permet d'accéder à autres choses, qui sait?  
Quelque chose dans le pénombre attire mon attention.  C'est un petit éclat de lumière, mais si faible, j'ai bien failli ne pas le voir.  Je m'approche prudemment, m'accroupis devant la chose.  Pas de doute, c'est du métal.  Je dirais même que c'est une....

...Capitaine?  Vous allez bien?

Je n'y crois pas...

Capitaine, que se passe-t-il??

C'est mon épée, C'EST MES ARMES!!!

Je saisis mon épée d'une main et mon pistolet de l'autre.  En prenant mon arme à feu, je saisis en même temps une petite bourse.  Je les colle contre moi et je m'en vais les mettre sur le bureau, balayant les clés qui s'y trouvaient.  Nous n'en aurons plus besoin de toutes façons, maintenant que j'ai mon pistolet et mon épée.   Je vérifie si le premier a quelques balles et de la poudre à canon.  Il y en a, parfait. Le deuxième m'appartient bel et bien, et sa lame n'est pas émoussée ou brisée.  Parfaitement tranchante.  Merveilleux, ce n'est pas un piège ou une mauvaise blague.  

-C'est notre jour de chance, on dirait bien, dis-je en prenant le pistolet à silex.  

Un seul coup suffira pour briser la serrure, pas plus.  J'écarte Azzuen du bureau, colle le canon contre la serrure et je tire.  Dès que j'entends la détonation, je crois entendre des petits bruits de métal.  Les bris de la serrure, ça ne peut être que ça.  J'ouvre donc le tiroir avec assurance.  Une clé.  Encore.  Dans un sens, il fallait s'y attendre: quelle personne peut bien cacher un trésor dans un simple bureau?  Un gigantesque trésor?  Je préfère y trouver une simple clé qui nous conduira au vrai trésor qu'une simple poignée de pièces d'or en guise de récompense.  À peine que je glisse la trouvaille dans ma petite bourse qui apparemment contient de l'argent que toutes les lumières s'éteignent pour illuminer de nouveau l'horloge.  Le bureau a disparu, mais nous avons toujours la clé.  Si c'est vraiment celle qui nous permettra d'accéder au trésor, nous ne devons plus être très loin du but.  Je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire aux lèvres:

-Là on parle! On ne doit plus être très loin!

Et je fourre mon épée et mon pistolet à ma ceinture.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Sam 5 Mar - 17:04

Les yeux rivés sur la serrure de métal, la jeune demoiselle écoutait distraitement le pirate qui lui posait une question. En général, ses questions étaient d'un intérêt égal à 0, mais celle-ci lui permit de réfléchir sur sa vie, ou plutôt sa vie ancienne. Elle qui s'était promit de ne jamais tomber amoureuse et de ne pas risquer de faire tomber sa carrière à l'eau, elle ne croyait pas avoir déjà connu le sentiment de désirer un homme ou une femme tel que Alvaro l'avait très probablement déjà fait. Azzuen ne pouvait comprendre cela, à moins qu'elle ait mélangé l'amitié à l'amour avec son ancien coéquipier d'arme ? La petite continuait de saisir les clefs et de les enfoncer sans enthousiasme dans le trou alors qu'elle lui adressa la parole.

Oui, j'ai déjà désiré... une femme. Enfin, pas sexuellement, je ne ressens pas d'attirance sexuelle envers personne. C'était une belle grande ''Senorita'' aux cheveux blonds comme l'or et aux yeux bleus comme l'océan qui travaillait avec moi, mais l'argent l'a corrompue...

Une touche de regret couronnait la voix d'Ezariel, mais elle continuait son travail, comme toujours. Le silence régnait dans la pièce, les seuls bruits qu'on pouvait entendre résonner étaient ceux du métal qui cognaient ensemble et... Alvaro qui se promenait tel un chien errant à la recherche de nourriture. N'avait-il rien d'autre d'utile à faire ? Quelque chose pour l'aider ? Probablement pas. Inutile comme il était, ce n'était pas surprenant qu'il soit en train de fantasmer sur je-ne-sais-quoi.

Au moment même ou la brune allait se retourner pour le chicaner d'être d'une compagnie aussi... sans intérêt, elle remarqua qu'il allait la tasser pour viser la serrure et tirer. La demoiselle se retourna afin d'éviter d'avoir des éclats de métal dans les yeux et remarqua qu'il n'y avait qu'un trou désormais. Elle se ravisa sur tout ce qu'elle allait lui jeter à la gueule, il avait démontré le contraire de ce qu'il pensait, mais elle n'allait cependant pas le féliciter. Oh ça non, il ne le méritait pas.

Toutefois, dès lors qu'Alvaro reprit la parole, un petit sourire s'afficha sur son visage. Azzuen était heureuse qu'ils aient trouvé cette clé, la bonne humeur de son coéquipier l'avait contaminée pour une durée que seul dieu pouvait savoir. Sans le moindre avertissement, la pièce redevint noire, puis les torches se rallumèrent. La pièce était bien différentes des fois précédentes, en fait, c'était le couloir d'origine. La petite posa sa main sur son front pour le frotter tout en se demandant de nouveau comment le mécanisme fonctionnait pour agir aussi rapidement. Peu importait, de toute manière, ils étaient enfin sorti de ce piège à rat ! La jeune demoiselle arracha des mains de son partenaire leur petit trésor et l'examina afin de trouver la suite de leur aventure désastreuse.

Malheureusement, rien ne se démarqua. Cette clé était tout à fait comme les autres, c'était presque à se demander s'il  s'était pas trompé et avait pas prit la mauvaise clef. Tous les deux n'avaient plus aucune piste, pas une lettre, pas un indice, rien.

... On est perdus avec une clé totalement inutile, génial. Selon moi, il faut l'utiliser dans le manoir, mais où ? Une porte de barré ? Tu as une idée ?

De toute façon, rester dans ce couloir énigmatique ne servait à rien alors pourquoi ne pas enquêter ? Étrangement, contrairement à tout à l'heure, certaines torches étaient allumées alors que d'autres non. Il semblait y avoir un chemin, ou un labyrinthe devrais-je dire au travers de ces bougies ? La petite ne faisait que suivre les couloirs les plus lumineux de peur de s'enfoncer dans la noirceur. Il n'y avait aucune fenêtre dans les parages, seulement des murs et des portes.

Et toi, hem... malgré le fait que tu sois...ou plutôt que tu étais sur la mer tout le temps, tu as déjà désiré une demoiselle ? Dans le sens de vouloir te marier et passer ta vie avec elle ? Être fidèle.

La petite désirait parler avec lui question que le restant de leur voyage vers le trésor ne soit pas orné d'un silence malaisant. Après avoir terminé notre quête, allons-nous nous revoir, se demanda-t-elle .
[Pardon si c'est court j'ai pas eu tout le temps que je voulais pour réfléchir au trésor et à touça ]

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Sam 19 Mar - 16:44

Marié?

Je veux dire...marié???

Je ne me moque pas du mariage.  J'ai connu plein d'hommes qui ont fini par se marier pour diverses raisons.  Mais moi?  Je ne suis pas seulement un pirate; j'ai une âme de pirate.  La fidélité ne fait pas parti de mes priorités.   Je ne suis jamais tombé amoureux, à moins de l'avoir été sans m'en être rendu compte.  Cela me fait penser que j'ai été infidèle toute ma vie.  J'ai quitté toutes mes maîtresses, j'ai mutiné contre Javier, j'ai abandonné Laura et j'ai trahi Rubben ainsi que tout mon équipage.  Je n'étais même pas fidèle au rhum et à la bière -ça coûtait beaucoup de sous à force d'en consommer.  À qui étais-je fidèle?  Personne.  Je croise tout de même les bras et je tape légèrement du pied, réfléchissant fort, cherchant une réponse que je ne trouve pas.  Il doit bien avoir quelque chose, non?   S'il n'y a personne qui me vient en tête, c'est que c'est quelque chose de pas vivant.  Et puis zut!  Expliquons tout simplement à quel point que je suis une sale ordure qui ne s'attache qu'à très peu de chose:

-Non.  Fidèle à personne, et surtout pas marié.  Quand je parle de désir, c'est toujours désir sexuel.  Et dans ce sens, j'ai désiré plusieurs fois!

Je t'ai d'ailleurs désiré tout à l'heure, mais je crois qu'il serait mieux que je garde cela pour moi.  Pour une fois qu'on ne se parle pas avec hargne et mépris, ce serait dommage de gâcher ce moment de répit que nous avons.   Je continue donc de bavarder, désirant continuer le début de conversation que nous avons:

-Je pourrais te dire que la seule chose pour qui je suis fidèle serait la mer, mais on peut dire que je l'ai trompé pour le sexe et le rhum gratuit.  Quant au rhum gratuit et au sexe, je les ai trompé avec la mer.  Bref...la seule âme que j'ai vraiment aimé...

...Bon sang qui je pourrais bien dire?  Surtout en sachant qu'il n'y a personne?  Le Farelusio.  C'est probablement la seule chose auquelle j'ai été fidèle.  En plus, mon navire a réellement une âme, alors ça marche parfaitement, non?  Sauf qu'elle s'attend réellement à que je lance un nom de quelqu'un...

-Ça serait Farelusio.

Tiens, voilà.  Maintenant fiche-moi la paix avec tes principes de fidélité.  Je sort instinctivement du couloir.  Ça me fait beaucoup de bien de m'éloigner de l'horloge, qui ne nous a pas rapporté grand bien, à part la clé.  Parlant de celle-là, il faudrait bien partir à la recherche de la serrure qu'elle déverrouille.  Je n'ai aucune idée où que le trésor pourrait être.  Et moi, si je cacherais un trésor, où je le ferais?  Je l'enterrerai, naturellement.  Cependant, ce serait trop facile si ça serait dehors.  Ça serait beaucoup plus compliqué s'il était caché à l'intérieur du manoir, donc plus difficile à dénicher. Dommage, ma supposition était quand même bonne.  Quoique que ça peut toujours fonctionner si on suppose qu'il soit dans une cave, qui se retrouve sous terre dans le fond.  Et puis, mon père avait caché toutes ses richesses dans sa cave, lui aussi.  S'il est toujours coutume de faire cela, je suis partant pour aller explorer les pièces sous-terraines de ce manoir.    

-Je crois qu'explorer les pièces souterraines serait une bonne idée.  Sinon bah...on pourrait jeter un coup d'œil à l'extérieur, mais je doute que l'on trouve quelque chose là-bas.



Nous avons découvert qu'il y a deux sous-sols.  Décidément, ce manoir est véritablement gigantesque.   Tenant une chandelle dont la flamme commence à rendre l'âme, je réfléchis à la prochaine action.  Il n'est pas question que l'on se sépare.  Il pourrait y avoir des pièges et même si nous sommes immortels, il serait mieux de ne pas prendre de tels risques.  Je pourrais bien passé mon pistolet ou mon épée à Azzuen, mais je ne lui fait pas assez confiance et je crains qu'elle se retourne contre moi.  Finalement, nous n'avons qu'une seule clé pour ouvrir le trésor, alors ça ne fait pas grand-chose si nous partons chacun de notre côté.  Nous nous dirigeons donc vers le premier sous-sol.  L'humidité me rappelle la mer.  Je me demande encore s'il y en a une pas loin d'ici.  Ça serait génial, sauf que je n'aurais pas de navire.  Ni d'équipage.  En fait je ne sais même pas ce qu'il y a d'autre dans cette fameuse ville qu'Azzu a mentionné lors de notre rencontre.  Elle avait l'air si sûre d'elle quand elle m'a affirmé ça, elle n'a donc pas le choix de s'y être promener un
peu.

-Cette ville dont tu m'as parlée, elle est comment?  Est-t-elle très semblable à...une ville normale?

Une ville normale.  Une ville pour les vivants je voulais dire.  Je n'y peux rien, c'est sorti tout seul.  Pourtant je suis certain qu'Azzuen comprendra ce que je voulais dire.  Elle a compris en même temps que moi que cet univers n'était pas du tout normal.  L'univers de la mort.  

J'entends un couinement et je vois de peine et de misère un rat.  Je n'aurais jamais su que c'en était un si ses deux yeux rouges n'étincelaient pas sous la lumière de la chandelle.  La cire est presque toute fondue, et nous sommes au beau milieu d'un dédale.   Nous ne pouvons pas retourné en arrière car nous ne savons même plus où nous sommes exactement.  On n'a pas le choix, il faut avancé, même si nous allons passé le reste de notre temps à errer dans ces couloirs humides.  À moins que la détective ait toujours ses allumettes qu'elle avait trouvées dans le premier étage, je crains que le trésor ne sera plus autant à portée de main, surtout s'il s'avère qu'il ne se retrouve pas dans ce sous-sol.

-Sortez vos allumettes...

Nous sommes plongés dans le noir.  Vous n'allez peut-être pas me croire, mais j'ai l'impression d'entendre le rat couiner un ricanement.  Je crois que je rirais aussi si ce n'était pas moi qui serait perdu dans la noirceur.

-...avant que la chandelle s'éteigne.

...Milles sabords.

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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Dim 24 Avr - 21:40

Ah, la jeune demoiselle s'en doutait fortement, mais elle avait vu ses pensées se confirmer lorsqu'il lui avait affirmé qu'il lui parlait d'une attirance sexuelle et non amoureuse. Ses réflexions s'étaient basées sur son vécu en Angleterre. Les marins, assoiffés et affamés s'engouffraient de tout ce qui se trouvait sur leur table avant de s'attaquer à leur plat principal: les femmes. Quel spectacle déplorable et dégoûtant qu'ils offraient à l'inspectrice et ses collègues à chaque fois qu'ils revenaient d'un interminable voyage. Toutefois, cette façon d'agir était propre à eux, pouvait-elle vraiment leur en vouloir de se montrer aussi peu civilisé que des bêtes sauvages en manque de tout? Peu importe, la brune avait déjà déterminé qu'elle placerait le capitaine dans le même panier qu'eux .

Ses paroles, elles ne les croiraient plus aussi facilement qu'elle le faisait une demi-heure plus tôt. Après tout ce qu'il venait de lui raconter à propos des trahisons qu'il avait commit, comment voulait-il qu'elle le croit à propos de cette supposée bien-aimée, Farelusio ? Les capitaines de bateau étaient peut-être moins coureur de jupons que leurs matelots, mais ils n'étaient tout de même pas plus que de simples loups de mer en manque de chaleur humaine.

Les deux âmes déambulaient dans les corridors étroits du manoir avant que l'homme ne propose d'aller fouiller dans les sous-sols puisque l'extérieur était trop vaste pour que les aventuriers trouvent le moindre indice. Cette idée ne l'enchantait pas, mais elle n'avait pas le choix. Ils se devaient trouver leur trésor avant qu'il ne soit trop tard et qu'un inconnu ne le fasse à leur place. Elle soupira avant de jeter un regard désespéré à l'intention d'Alvaro. Le soleil qui lui donnait un semblant de réconfort commençait à se lever et ils devaient s'engouffrer à nouveau dans les ténèbres? Quelle mauvaise journée... Pour couronner le tout, le passage qui se trouvait en face d'eux se divisait en deux. Comment savoir lequel ils devaient choisir? Ni les murs, ni le sol ne leur offrait d'indice. Ils étaient semblables en tout point.

Son instinct lui dictait de prendre le second passage, mais le brun aux yeux d'émeraude s'aventura vers le premier chemin. Elle n'eut pas d'autres choix que de le suivre puisqu'il détenait leur seule source de lumière. Ezariel n'aimait guère cet endroit humide, leur présence était facilement révélée par voix du pirate et par la lumière jaunâtre qu'émanait leur chandelle qui rapetissait à vu d'oeil. Elle ne pouvait lui demander de se taire maintenant qu'il avait commencé la conversation et qu'ils avaient certainement été repérés par une quelconque forme de vie dans ces sous-terrains.

Une ville normale...? Ça dépend dans quelle époque tu vis, je suppose? ... dit-elle, pensive. Il y a des bâtiments de bois, de pierre et de métal. Certains d'entre eux n'ont pas besoin d'être éclairé par des lanternes ou des chandelles puisqu'ils ont des ampoules. Cela m'étonne puisque ça ne fait que quelques jours que Mr. Edison a commencé à vendre son produit. Sinon, l'autre jour, j'ai aperçu un lac, mais je n'y suis pas été.

La demoiselle prit une pause afin de se souvenir de tout ce qu'elle avait pu voir jusqu'à aujourd'hui depuis son arrivée, mais sa mémoire lui jouait des tours.

—...Des murs entourent la ville, mais ils ne sont pas très haut. J'ai vu des sorties, je crois? ... Si tel est le cas, je n'ai pas eu le temps d'explorer l'extérieur. Peut-être que cette ville se trouve sur une île perdue, qui sait? ... Tu m'en redonnera des nouvelles si tu voyage là-bas. En résumé, cette place est étrange! Et souvent désagréable à vivre, selon moi...

Tout comme les rongeurs qui se promènent au sol, la jeune demoiselle et l' homme s'étaient faufilés au travers des couloirs toujours aussi semblables les uns que les autres. Ils étaient passés par la droite, puis la gauche et ainsi de suite. Ayant oublié de laisser quelques miettes de pain derrière, les deux idiots s'étaient bêtement perdus. Comme si cela ne pouvait être pire,  leur chandelle venait justement de s'éteindre. Sous l'avertissement d'Alvaro, la brune fouilla ses poches, mais n'y trouva rien au premier coup d'oeil.

L'obscurité l'angoissait sérieusement. Azzuen continuait tout de même de chercher sans relâche, toutefois, le couinement des souris, la respiration de son compagnon et.... ces pas lourds qui faisaient trembler le sol en face d'elle la troublait. Ces vibrations devenaient de plus en plus fréquentes et intensifiés. Ce ne fut qu'après un long moment de panique intérieure qu'elle trouva ces fameuses allumettes tant désirées. Elle saisit un bâtonnet, puis frotta le bout sur le papier sablé malgré les tremblements fréquents qu'occasionnaient ses mains.

Une étincelle pleine d'espoir avait allumé le bout du bâton, mais la petite maladroite ne tarda pas à l'échapper lorsqu'un objet de vitre éclata à leur droite. Le liquide qui s'était échappé de l'objet tombé ne prit pas de temps à se rependre sur le sol et lui aussi à s'enflammer éclairant une partie du couloir où ils se trouvaient et...l'individu au regard fou qui se situait à quelques pas d'eux. Ses cheveux noir et son corps mutilé bien gras était  couvert de quelques vêtements déchirés. Il ne semblait qu'être un obstacle à leur chasse au trésor, mais un coffre barré à clef attaché à sa ceinture attira l'oeil d'Ezariel.. Peut-être était-ce ce qu'ils cherchaient ? Mais que faisait un... jeune adulte complètement déglingué avec ça ? Ce n'était tout de même pas lui qui avait élaboré le piège de tout à l'heure, si?!

Terrorisée puisqu'elle n'avait rien pour se défendre, elle devait se reposer sur le capitaine pour qu'il règle le cas de l'adolescent avec un couteau dans la main gauche et... un objet rond et vert dans son autre. Le feu qui se trouvait en face d'eux commençait lentement mais sûrement à s'éteindre, n'ayant rien autour pour l'alimenter. Le jeune s'avançait lentement mais sûrement avec l'intention de planter son couteau dans le corps des deux corps.

Alvaro, le coffre.. ! dit-elle avec l'intention qu'il le récupère pour elle.


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MessageSujet: Re: [PV: Alvaro] Mystère et boule de gomme Lun 2 Mai - 20:41

Pendant qu'elle fouillet ses poches,  je songe à ce qu'elle m'a dit. Que veut-elle dire, ça dépend de mon époque?  Veut-elle dire que l'univers de la mort ne prend pas compte du temps où on a vécu?  Azzuen dit des choses étranges depuis tout à l'heure, cela veut-il dire qu'elle vient d'un temps ou je n'étais pas là?  J'ai le cœur qui se serre à cette idée, car je sais ce que ça insinue:

-Donc tu avais raison pour la disparition des pirates…

Ça ne me rend pas triste, ça me trouble, et les traits de mon visage se transforme en une moue de déception extrême.   Savoir que plus personne ne veut se défaire de la soumission qu'on nous impose de différentes manières et que plus personne veut se prétendre pour les maîtres de l'océan.  

Je vois la petite flamme qu'Azzuen vient d'allumer danser sur le bout du bâton qu'elle tient entre ses petits doigts.  Elle ne tarde pas à l'échapper, mais je n'assiste pas à la chute: un bruit d'éclatement de verre m'a fait détourné la tête vers sa provenance.   Je fais quelque pas de ce côté, avant qu'un mur de feu m'empêche d'aller plus loin.  Pas d'autre magie, j'espère!  Je parvient à voir au travers des langues de feu un grand flacon de verre brisé.  Depuis quand qu'il était là?  Je relève le regard pour voir un visage aux yeux fous à deux centimètres du mien.  Ne m'attendant pas du tout à cela, je recule en vitesse.  

Bien que j'ai eu peur de le voir si soudainement, je vois bien qu'il n'a rien d'effrayant chez ce jeune homme:  ce n'est qu'une épave de lui-même.  Son ombre, projetée par les flammes qui commençaient tranquillement à s'éteindre, avait l'air plus en forme que lui.   C'est sûr qu'une ombre de peu pas vraiment avoir de mutilation.  Mais le simple fait que cet étranger est armé me laisse indifférent face à son piètre état.  

-Alvaro, le coffre!, me souffle Azzuen.

Ah oui tiens, il possède un coffre.  Le notre j'espère?  Car si c'est le cas, je lui suis infiniment reconnaissant d'avoir été le chercher pour nous.  Après tout, nous sommes assez perdus comme ça.  Comme si je n'étais pas assez déçu d'apprendre que les pirates ont été éradiqués,   je remarque que le coffre est beaucoup plus petit que je me l'imaginais.  C'est sûr que je ne savais même pas ce qu'on cherchait, et puis son contenu peut toujours être de grande valeur.  S'il s'agit de quelque chose qui ne m'intéresse point, je n'aurai qu'à le vendre à quelque part dans la ville.  
Il brandit son couteau devant moi, et je lui réponds en dégainant mon épée.  Il réplique en jouant avec son… qu'est-ce que c'est?  C'est vert et rond, mais je n'arrive pas à voir ce que c'est, si c'est quelque chose que je connais.  Je fronce brièvement les sourcils avant de hausser les épaules.  Un truc vert et rond avec un étrange anneau de métal dessus, ça ne doit pas être méchant.  

- Toi, t'étais un mousse qui a rencontré un peu trop de navires encalminés…

Il ne réplique pas, ce qui me laisse croire qu'il n'est pas très impulsif ni colérique.  Mais c'est dans son rictus que je vois pourquoi: sa langue a été coupée.  

-Un peu trop bavard aussi…

Son couteau devant lui, il lève son autre bras comme s'il allait laisser tomber sa balle verte.  Je vois une ouverture et je m'élance vers lui.  Je n'ai même pas le temps de l'interrompre dans son élan qu'il arrête lui-même son geste et commence à agiter son couteau un peu partout de façon aléatoire, ce qui me force à reculer pour ne pas être toucher.  J'attends un peu, et je charge de nouveau, et nos lames s'entrechoquent.  C'est en poussant pour le faire reculer que je constate qu'il ne combattait pas souvent.  Je saisis donc avec force son poignet qui tient le couteau et lui assène un coup d'épée au flanc.  Pendant qu'il lâche un étrange son en guise d'hurlement, j'en profite pour lui prendre le couteau et je lui tranche la gorge avec.  Il s'écroule sur le sol encore chauffé par les flammes presque disparues, mort, et je reste là avec le couteau dans une main et mon épée dans l'autre.  Je range celle-ci et je donne le couteau à Azzuen, tenant l'arme par la lame.  Je sens le sang encore chaud dessus me tâcher les doigts.

- Tiens, un porte-bonheur.  

Je me penche vers le corps mutilé et je le fouille avant de détacher le coffre de sa ceinture, que je mets de côté pour l'instant.  Azzuen pourrait bien l'ouvrir pour moi, mais elle pourrait s'enfuir avec et je ne veux pas prendre de risques.   Je saisis enfin l'étrange balle verte que l'adolescent tenait dans sa main.  Sous la faible lumière du feu mourant, on dirait une vieille lime périmée de plusieurs années mélangée avec un avocat trop mûr.  Quoique qu'avec son quadrillée noir, on pourrait croire que c'est mi-lime, mi-avocat avec un soupçon de globe terrestre.   Je le rapproche de mon nez et j'essaye de flairer une odeur qui pourrait me laisser un maigre indice sur l'identité de l'objet, qui m'intrigue de plus en plus.  Ça sent la sueur, probablement celle de l'homme, mais aucune effluve de fruit.  Bon.  Ma langue passe sur mes lèvres avant de s'appliquer sur la vieille lime.  Le seul bon constat est que ça goûte ce que ça sent, soit de la sueur.  Je crache sur le sol, et joue avec le soi-disant fruit avant de remarquer que je peux retire l'étrange anneau gris.  Je le fais, intrigué de voir les conséquences, mais rien ne semble se passer.  Frustré, je lèche encore le vieux agrume pour le lancer loin dans le couloir que nous n'avons même pas fini d'explorer.  Notre source de lumière finit par s'éteindre pour de bon, nous laissant seul dans le noir.  Je cherche à tâtons le coffre, jugeant que ma partenaire est capable de constater d'elle-même qu'il faudrait qu'elle allume un autre bâton.  Ma main touche finalement le fruit de notre recherche et je souris:

-Te voilà enfin toi…

Je l'attache à ma propre ceinture et le couvre de mon manteau, quand soudainement un véritable bruit d'explosion éclate si fort que le tunnel en tremble.  Là où j'ai lancé la lime, du feu crache des flammes furieusement et projette partout des morceaux de pierre et des cailloux.  L'explosion, trop grande pour se tenir à un seul bout du tunnel, s'y répand dans notre direction.   Je reste là un bref instant avec des yeux ronds, réalisant que la vieille lime était en vérité une bombe déguisée.  Puis je reprends mes esprits et je saisis Azzuen par la main, ce qui v probablement lui laisser quelque marques de sang à elle aussi.  

- On vire le cap! que je m'écrie en retournant sur nos pas en courant.

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